France · France BORDEAUX · Bordeaux premiers crus · 31 mars 2017

PETRUS

1971
Millésime
4
Dégustations
12
Vins cités

PETRUS

Dernière mise à jour: avril 2026

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Pour toutes les photos de ce site
Copyright Dominique Fornage Wine Vin

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Petrus est un vin profond et charnu, dont les vertus s’harmonisent suprêmement
avec le temps. Charme et puissance y font bon ménage. C’est un vrai vin de plaisir,
moins complexe que certains Médoc ou Graves, qui n’a pas besoin de rites de
dégustation sophistiqués. Sa chair opulente n’appartient qu’au Merlot. Sa générosité
ravit et envoûte l’amateur dès la première gorgée.
Au 19ème siècle, ce vin était déjà reconnu pour ses qualités, mais c’est le négociant
Jean-Pierre Moueix qui a façonné le Mythe Petrus depuis 1947.

Attention: au Domaine on demande de ne pas dire « Château Petrus » mais « Petrus »)

Mes plus grands Petrus sont: 1947, 1961, 1950, 1890, 1964, 1975, 1949

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Janvier 2026
POMEROL SAUTE-LOUP 2016 (****)
Cet excellent Pomerol AOC, issu des vignes de Petrus, semble être une sorte
de réserve de la famille. La couleur est dense et foncée.
Le style bordelais dans l’élégance se ressent. Tout est net et propre.
L’équilibre est remarquable.

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Janvier 2026
PETRUS 2024 (*****)
Ce vin est dégusté au chais de Petrus. Il est prêt pour la mise en bouteille.
Je ne suis pas habitué à déguster ce genre de cru aussi jeune. Je pensai que j’aurai
de la peine à me faire plaisir car j’imaginai un vin encore marqué par tout le travail
d’élevage, dont des tannins durs, un boisé marqué et un côté massif. Je me trompais,
et je fus impressionné par l’élégance et l’harmonie qui s’y trouvent déjà. Le fruit est
parfait de récolte. Les notes d’humus et de tabac typiques sont présentes.
La bouche suit exactement l’olfaction au niveau de l’harmonie.
La buvabilité est extrême et j’ai interrogé le maître de chais (M. Berouet) à ce sujet.
Je fus heureux d’entendre que chez Petrus, on privilégie toujours l’élégance et
l’harmonie par rapport à la force ou à la puissance.
Quand on est issu d’un tel terroir, on peut se le permettre.

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Juin 2014
PETRUS 2007 (****)
Nez séduisant sur la truffe noire avec un fruité pur et beaucoup d’élégance.
Le vin est harmonieux, tout en dentelle. Il semble déjà donner le grand plaisir.
J’oserais lui demander d’avoir un peu plus de race.

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Janvier 2026
PETRUS 2004 (****)
Excellent sujet de style classique bordelais. La structure est moyenne,
mais tout est pur et net. Il est succulent.
Son équilibre et sa buvabilité sont ses meilleurs atouts.

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Juin 2009
PETRUS 2000 (**?)
Vin étonnamment strict et dur dans les tannins. La finale est même sécharde.
Très certainement une bouteille pas parfaite.

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Février 2013
PETRUS 1999 (***)
Nez de Merlot bien mûr et élégant. Vin équilibré et agréable, mais
la densité est moyenne et il manque de panache et de longueur.

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Mai 2003
PETRUS 1998 (****)
Couleur rouge-rubis brillant. Nez déjà ample, avec des fruits mûrs et ronds,
parfaits de récolte. Au boisé
magnifiquement vanillé se rajoute une touche
de bois oriental (santal). La bouche, veloutée et élégante, présente
une
grande pureté de fruit. La très longue finale, un peu iodée, est soutenue
par une belle fraîcheur. La jeunesse
du vin laisse encore transparaître la
vanille du chêne en rétro-olfaction. Voici un Petrus élégant et délicieux.
La dentelle et le fruit du Merlot marquent plus ce millésime que l’extraction
à tout prix.
Deviendra très grand avec le temps.

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Avril 2012
PETRUS 1995 (*****)
Ce 1995 de Pétrus est vraiment grand! Quelle structure! Tout est vraiment fort mais équilibré.
Le fruit est concentré et s’accorde parfaitement avec les tannins. La finale est longue et fraîche.

Octobre 2014
PETRUS 1995
(*****)

Pétrus a réussi sur son 1995 un vin de structure et de caractère, apte à durer. C’est un grand classique qui
dévoile ses énormes qualités avec une certaine discrétion. Il n’est pas opulent et charnu comme un 1989,
mais sa densité et son corps lui procurent une grande dimension.

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Août 2001
PETRUS 1990 (*****)
Robe rouge-rubis d’une grande limpidité. Nez marqué par un fruit parfait,
avec des notes iodées et fumées, dans l’élégance. Tout est en dentelle,
sans manquer de volume: c’est déjà un vrai plaisir. En bouche, le fruit
domine avec une fraîcheur exceptionnelle. La finale est très très longue,
et reste fine et concentrée. C’est un très grand Pétrus fait pour durer,
mais cependant différent de certains millésimes plus corpulents.

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Décembre 2007
MAGNUM PETRUS 1989 (*****)
Couleur très foncée. Au nez, c’est de l’essence de Petrus. Développement
extrême des arômes de fruits comme la cerise noire et la truffe. Cette
générosité nous emplit littéralement de joie. Vin baroque et génialement
extravagant…..tout en restant civilisé. Extraordinaire à tous les niveaux.
Je ne pensais pas retrouver dans les vins modernes une si grande nature.
Pour moi, il possède les fabuleuses qualité du 1964, mais son exubérance
le rapproche du 1947.

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Mai 2010
PETRUS 1989
(*****)

Au nez, on ressent automatiquement le vin de grande envergure.
La puissance impressionne. C’est un monument à attendre, qui
deviendra immense. Dégusté à l’aveugle à côté de Haut-Brion 1989,
je n’ai pas pu préférer l’un à l’autre.

Avril 2026
PETRUS 1989
(*****)
On faisait une comparaison à l’aveugle des 1989 sur Petrus, Haut-Brion,
Mission et Clinet. Cette fois-ci, c’est Petrus que j’ai préféré. Tout est au
niveau le plus élevé. C’est impressionnant de densité et de tenue.
On est encore tout dans les fruits. Les tertiaires sont absents.
Plus qu’exceptionnel!

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Décembre 1996
PETRUS 1987 (***)
Bouteille surprenante de concentration pour le millésime.
Le vin était assez tendre et fruité.

Juin 2014
PETRUS 1987
(*)

Arômes végétaux. On sent une certaine fatigue.
Le vin manque singulièrement de base et s’évanouit assez
rapidement en bouche. Il est agréable, sans plus.
J’espère que cette bouteille n’était pas parfaite.

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Juin 2005
PETRUS 1986 (***)
Vin massif et puissant. Son fruit est très développé et ses forts
tannins bien enrobés par le gras.

Par contre, il manque de race et de caractère, à mon avis.

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Juin 1995
PETRUS 1985 (****)
Vin marqué par l’élégance habituelle du millésime, sans lourdeur.
Magnifique Petrus dans la dentelle plutôt que dans la puissance.

Juin 2014
PETRUS 1985
(**)

Le nez est de densité moyenne, mais on sent une belle personnalité.
En bouche, on devine une base peu structurée, mais supérieure au 1987.
Vin équilibré mais simple.

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Novembre 1995
PETRUS 1983
(****)

Ce Petrus est aussi bon que le 1985, mais il est plus fort de caractère.
Ses tannins se font plus remarquer.

Mai 2009
PETRUS 1983 (****)
Parlant de Petrus, cela est assez paradoxal de dire que ce 1983 est à
considérer comme d’un excellent rapport qualité-prix! La structure est
très bonne. L’équilibre des composantes est remarquable. Il est encore
sur le fruit et ne manque pas de caractère. Vraiment agréable et bien fait.

Avril 2011
PETRUS 1983 (****)
Un Petrus prêt à boire. Il est tendre et velouté, très élégant. C’est une
dentelle faite pour le plaisir. Bu à l’aveugle, il a plu énormément de par
son équilibre et une certaine noblesse. Sa structure est moyenne cependant.

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PETRUS 1982 (*****)
(bu 6 fois de 1986 à 2003)
Pour la bouteille dégustée en mars 2002: Couleur rouge-rubis profond.
Au nez, c’est le Merlot dans toute sa splendeur
quand il est mûr à souhait.
Epicé, racé et complexe, avec un boisé noble. Le vin est gras et concentré,
doté d’une
finale intense et vive malgré la rondeur. La densité est
extraordinaire du début à la fin. Les tanins sont forts mais enrobés par le

fruit. Quand on parle du fameux terroir de Petrus, ce n’est pas en vain sur
ce millésime. Ces qualités énormes sont
cependant encore en gestation,
car on remarque que le vin ne se donne pas pleinement.

Octobre 2006
PETRUS 1982 (*****)
Couleur rouge légèrement « tuilé ». Nez complexe et racé, avec des fruits
très mûrs de récolte. Très élégant et noble. Les composantes se sont à
l’heure actuelle superbement harmonisées. Le vin est voluptueux, avec
une chair dense et
une bonne fraîcheur finale. Les tannins sont fondus,
mais ils ne sont de loin pas sur le déclin. Les notes d’humus et de
truffe
noire qui se dégagent avec bonheur lui octroient la complexité et la
noblesse qui pouvaient lui manquer lorsqu’il
était plus jeune.
La finale est très longue. C’est le plus beau Petrus 1982 que j’aie bu.

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PETRUS 1981 (**)
(bu 3 fois de 1992 à 1993)
Vin assez souple et facile pour un Petrus.

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Août 1998
PETRUS 1980 (**)
Bon Pétrus de structure assez moyenne.

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PETRUS 1979 (***)
(bu 3 fois de 1987 à 1997)
Petrus 1979 est fruité, vif et fin. Il n’a pas une grande structure
mais il joue sur l’élégance et la qualité de son terroir.

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En 2008 (à deux reprises)
PETRUS 1978 (***)
Nez tout en dentelle, avec un fruit très mûr mais pas compoté.
Un peu de nougat et de cuir.
Le vin est rond et élégant, très délicat.
Certainement au maximum de ce qu’il peut donner à l’heure actuelle.

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PETRUS 1976 (***)
(bu 6 fois de 1981 à 2003)
Pour la bouteille bue en 2003: Vin au sommet de ce qu’il peut donner
en ce moment, tout dans la dentelle et le plaisir.
Le fruit est très
développé et onctueux. Sa structure moyenne le rend facile à boire.

Novembre 2023
PETRUS 1976 (*****)

Ce que les amateurs savent se confirme: un millésime moyen dans un
terroir exceptionnel peut s’améliorer grandement avec le temps. La couleur
est encore d’un magnifique rouge. Les arômes laissent deviner un fruit rouge
parfait de récolte, bien que très mûr. C’est fin et harmonieux. Il s’en dégage
aussi une certaine jeunesse. Le vin est assez riche avec une belle rondeur
de fruit. Ce qui est fantastique, c’est que l’ensemble a gardé une fraîcheur
inattendue (vu le millésime) grâce à son acidité élevée. Grand vin de classe
et de personnalité.
Il faut ajouter que la bouteille a profité d’une double décantation le matin
pour le soir, et que le vin s’est encore bien amélioré dans le verre (au début,
j’hésitai à ne lui accorder que 4 étoiles).

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PETRUS 1975 (*****)
(bu 4 fois de 1984 à 2003)
Couleur rouge un peu « tuilé ». Nez de fruits rouges vifs et frais. Touche
exotique (mandarine), avec de la truffe noire
et de l’humus. On sent bien
le style de l’époque, ainsi que le millésime concentré et tannique. Le vin
est très dense,
avec une trame serrée et une acidité soutenue. Sa structure
est robuste. Ses tannins, et son acidité citronnée en
finale, lui procurent
une jeunesse remarquable. L’ensemble donne l’impression d’une force
contenue. Un tout grand
millésime, très concentré, sans être volumineux,
doté d’une haute personnalité. Son potentiel est encore grand.

9 mai 2013
PETRUS 1975 (*****)
Un très grand vin pourtant normalement défavorisé par un niveau un
peu bas. Mais c’est peut-être ce qui
lui a permis de se présenter à l’heure
actuelle avec une grande ouverture. Il est vraiment resplendissant.

La chair, voluptueuse au possible, est dense sans être lourde.
Un plaisir rare.

17 mai 2013
MAGNUM PETRUS 1975
(*****)

Arômes très ouverts, complexes et fins. Notes de fruits noirs, de cuir,
de champignons, d’olive… Vin droit et pur.
Le caractère est bien celui
d’une époque moins « dirigiste ». En bouche, on est frappé par la race et
la classe du sujet.
C’est un vrai plaisir d’y ressentir une belle concentration
sans qu’il s’y mêle la moindre lourdeur.

Un tout beau Petrus qui n’est de loin pas en bout de carrière.

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Octobre 2002
PETRUS 1973 (***)
C’est un Pétrus tout à fait intéressant car il présente une certaine
race malgré la qualité du millésime.
Sa tenue est aussi remarquable.

Juin 2009
PETRUS 1973
(**)

Nez de Bordeaux classique un peu évolué. Notes végétales de lierre.
Vin agréable, de structure moyenne.

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Décembre 2007
PETRUS 1972 (***)
Vin étonnant, car encore fruité, équilibré et très plaisant à boire. La densité est moyenne, mais les composantes
sont bien équilibrées. Vu la qualité avérée du millésime, je ne m’attendais pas à cette bonne surprise.
J’ai dégusté très peu de Bordeaux de 1972: ce Pétrus est celui que je retiendrais.

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PETRUS 1971 (*****)
(bu 5 fois de 1987 à 2005)

Pour la bouteille dégustée en 2005: Nez typé Merlot, très agréable.
Notes de vanille, d’humus, de champignons
avec un magnifique fruit.
Le vin est velouté et délicat, tout en finesse. La finale est encore
marquée par une belle
acidité et reste sur le fruit. C’est un vin de plaisir
au sommet en ce moment. Un Petrus plutôt délicat que puissant.

Novembre 2010
PETRUS 1971 (*****)
La dégustation de ce grandiose Petrus 1971 donne une leçon.
Dégusté à l’aveugle, il a impressionné par sa force et
sa jeunesse,
alors que chacun voit dans ce millésime un vin beaucoup plus
velouté et tendre. Son onctuosité est, au
contraire, accompagnée
par des tannins forts et athlétiques. La plus belle bouteille de Petrus
1971 que j’aie bu.
On se demande comment un vin qui a toujours
paru tendre et « facile » peut devenir aussi costaud 30 après.

Octobre 2011
PETRUS 1971 (*****)
Une bouteille absolument enthousiasmante et étonnante. D’habitude,
Petrus 1971 est assez enjôleur avec un fruit
rond, tout en délicatesse.
Celui-ci est marqué par des arômes d’une jeunesse confondante sur
des fruits noirs (mûre
et cerise) accompagnés par des notes de truffe
et de cuir. Le vin est concentré et fort avec des tannins somptueux et

une acidité qui donne une grande vitalité à l’ensemble. Grandiose.

Juillet 2012
PETRUS 1971 (*****)
Arômes de fruits parfaits de récolte. La finesse est impressionnante.
Il donne plus une sensation de « plénitude sereine »
que de « maturité »,
malgré ses 41 ans. Le vin est dense et fin. Son équilibre est sans faille.
C’est une pure dentelle faite
pour le plaisir. Cette bouteille était plus
marquante par son harmonie et sa délicatesse que par la forte
consistance
remarquée sur d’autres flacons.

Mai 2014
PETRUS 1971 (*****)
Une nouvelle fois, Petrus 1971 démontre le potentiel qu’il avait au
départ. Il est concentré, noble et fin.
La texture est soyeuse mais
ferme. L’équilibre est remarquable et sa personnalité ressort avec
beaucoup de relief.

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PETRUS 1970 (*****)
(bu 11 bts et 1 mg de 1982 à 2003)
Pour la bouteille dégustée en 2003: Couleur rouge
dense un
peu « tuilé ». Nez fondu, extrêmement
élégant, subtil et harmonieux,
racé cependant.
Etonnamment fin pour le millésime. Le vin est
charnu,
riche, crémeux, et velouté jusqu’en finale. Le glycérol
est
si marqué qu’on voisine le sucre. Il est très long
et procure un intense
plaisir. Une splendeur en ce
moment. Malgré sa belle structure, il
paraît plus
tendre et prêt que prévu pour un 1970. Un autre
Petrus
1970 fut encore bu un mois après. Il avait les
mêmes qualités mais
il semblait un peu plus frais:
c’était un magnum.

Septembre 2011
PETRUS 1970 (*****)
Une bouteille parfaite. Les senteurs de fruits rouges
et noirs bien
mûrs jaillissent sans retenue du verre.
Les arômes de maturité,
sur le cacao, la vanille et le
cuir apparaissent tranquillement. Le
vin est
particulièrement onctueux et riche. Il dévoile ses
charmes
sans compter et c’est plaisir infini que
de le laisser amadouer
notre palais.

Août 2020
PETRUS 1970 (*****)
Splendide à l’heure actuelle. Le fruit est onctueux et
jeune. Il est
très vivant et pur. Beaucoup de gras et
de densité mais on ne
ressent aucune lourdeur.
Très grande harmonie.
Le plaisir sans compter.

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Mars 1985
PETRUS 1969
(*)

Une bouteille bue en 1985 ne pouvait convaincre personne.

Septembre 2008
PETRUS 1969
(**)

Vin dont le fruit est toujours présent. L’ensemble est plaisant, mais de structure moyenne.

Janvier 2026
PETRUS 1969 (****)
Le vin sort de la réserve de Petrus. Les arômes sont nobles et complexes.
On est sur du tabac et des épices fines. Le fruit est encore dynamique.
La bouche est plus structurée que ce que l’on aurait pensé du millésime.
L’âge ne l’a pas encore affaibli.

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En 2002 et 2004
PETRUS 1967 (***)
Millésime moyen à faible dans le bordelais, 1967 a produit un Petrus
remarquable. Aucune note végétale ni déséquilibre. C’est un vin d’une
structure certaine pourvu d’un beau velours.
Vin très agréable qui n’a pas encore décliné.

Septembre 2007
PETRUS 1967 (****)
Nez sur les fruits rouges avec des notes exotiques assez étonnantes,
mais superbement agréables. Vin de constitution moyenne mais équilibré
et plaisant naturellement. Le fruit est mûr et frais en finale. L’ensemble
est encore jeune. Tout amateur de Petrus sait que ce cru a
magnifiquement réussi sur ce millésime peu considéré.

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Décembre 2012
PETRUS 1966 (****)
Les Petrus de cette époque ont une nature resplendissante, sans artifice.
Le vin exhale joyeusement ses notes de
truffe et d’humus, tout en dentelle
et en élégance. Il me fait penser au grandiose 1964 en plus « léger ».
Un pur plaisir.

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1964 (*****)
(bu trois fois de 1993 à 2005)
Pour la bouteille bue en 2003: Couleur rouge sombre et profond. Nez plein
et sensuel, marqué par une grande
complexité: fruit très mûr de récolte,
moka, café, bois doux, chocolat au lait, humus, pruneau d’Agen… Le vin est
moelleux, sans aucune aspérité. Quel velours! Les tannins sont
extraordinairement fins tout en étant puissants. Si
puissants qu’on les
ressent malgré la volumineuse et onctueuse chair qui les enrobe.
La finale est très très longue,
avec un fruit charnu qui s’accroche longtemps
au palais. C’est un vin baroque et exubérant, fait pour enthousiasmer
les épicuriens. Un tout grand millésime chez Petrus, et qui a encore de la
réserve.
La bouteille bue en 2005 était semble-t-il encore plus grandiose!
Petrus 1961 possède peut-être des qualités supérieures, mais je peux dire
que le 1964 me donne autant de plaisir.

Novembre 2024
PETRUS 1964 (*****)
Nez très complexe, d’une grande élégance. Quelle classe aussi! On y ressent
des fruits noirs concentrés, de l’iode et l’habituelle truffe noire. Vin impressionnant
à tous les niveaux. Sa constitution est athlétique. Ses tannins sont encore fermes.
La chair du fruit est dense et dynamique. Il est parfait dans toutes ses composantes.
Cette bouteille paraît être encore en phase ascendante, c’est fantastique! 1964 est
un millésime absolument exceptionnel chez Petrus.

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Décembre 1993
MAGNUM PETRUS 1962 (****)
Au nez, la truffe se ressent fortement avec des notes élégantes de
sous-bois et un fruit bien développé. La puissance est là mais rien
n’alourdit le palais. Grand vin de caractère.

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Mai 2003
PETRUS 1961
(*****)

(bu aussi 2 magnums: en 2004 et en 2006)
Magnifique couleur rouge rubis. Le nez envoûtant et sensuel du
Petrus parfait. Aucun arôme tertiaire n’apparaît
encore: on reste
sur des fruits rouges denses et frais. Le Merlot se donne dans toute
sa splendeur. Le vin est
étonnant de jeunesse et de perfection avec
un fruit charnu et des tannins superbes. La concentration du millésime
en fait de l’essence de Petrus. Les composantes remarquablement
équilibrées donnent un vin fantastique actuellement,
mais le temps
doit encore accomplir son oeuvre pour les magnifier encore plus.

Novembre 2012
MAGNUM PETRUS 1961 (*****)
Couleur rouge foncé très dense. Arômes exubérants et très mûrs.
L’amplitude et la complexité sont extraordinaires.
Notes de chocolat
au lait et de nougat. Le fruit se montre parfait de récolte. Vin
concentré et puissant, mais sans
lourdeur. Le volume de bouche est
incroyable. La longueur aussi. Un magnum parfait, fabuleux.

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Mai 2003
PETRUS 1959 (*****)
Couleur rouge-rubis. Nez fort et racé de l’époque, très nature, un peu
fumé et rustique, sur la réglisse. A l’ouverture, il s’affine sur des notes
de nougat, et prend beaucoup d’ampleur. C’est une personnalité
aristocratique. Le vin est
pourvu d’une grande concentration, avec un
glycérol suave jusqu’à la douceur. Les tannins virils surgissent de cette
masse au moment de la rétro-olfaction. En finale, un aspect « rafleux »
renforce son caractère déjà bien trempé.
A nouveau un grand millésime,
marqué par une forte nature qui l’éloigne du style Pomerol.
Encore du potentiel.

Janvier 2015
PETRUS 1959
(*****)

Au nez, c’est une vraie dentelle. Les arômes partent sur les fruits noirs
et le cuir noble. L’attaque est suave. La finale
est marquée par une belle
acidité qui donne du tonus à l’ensemble. Ce vin est basé plus sur
l’harmonie que sur la
puissance. Un vrai plaisir d’hédoniste. Cette bouteille
me semble bien différente d’une autre bue il y a longtemps.

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Juillet 2008
PETRUS 1955 (****)
Un magnifique Petrus en dentelle. Le Merlot au fruit bien mûr et
développé, avec un grand équilibre de toutes
les composantes.
Il semble délicat, mais il n’est absolument pas faible.

Juillet 2012
PETRUS 1955
(*****)

Une bouteille parfaite. Les arômes sont très développés avec une
élégance toute flatteuse. Le fruit noir bien mûr
semble parfait de
récolte. Le vin est encore très jeune avec du tonus. La structure
est plus grande que ce que l’on
pense généralement sur ce millésime
de Petrus. Beaucoup d’autres premiers crus n’ont pas cette tenue.

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Novembre 2024
PETRUS 1952 (****)
Les arômes présentent une évolution bien marquée. Mais on sent aussi que
le sujet veut jouer sur la séduction, et c’est plutôt agréable. Le fruit compoté
part sur la prune avec du caramel mou. La bouche est onctueuse au possible.
C’est une rondeur aguichante qui est rehaussée par une belle acidité. Je l’ai
beaucoup aimé pour le plaisir qu’il m’a apporté. Un technicien serait plus dur
en relevant un certain déséquilibre des composantes et un vieillissement sensible.

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Octobre 2004
MAGNUM PETRUS 1950
(*****)
(bu aussi 3 bts de 2000 à 2003)

Au nez, on ressent le style parfait du Petrus tout dans les
fruits rouges et la dentelle. Le boisé est d’une grande
finesse.
Les fruits encore jeunes donnent une sensation de plaisir
désinvolte et joyeux. Le vin est tonique et vif,
accompagné
d’un superbe fruit dense sans lourdeur. Les tannins sont fondus
et se noyent dans la chair avec volupté.
C’est le vin parfait
dans le « bien-être » immédiat qu’il procure. On n’a pas besoin
de réfléchir: ça plaît naturellement.
La jeunesse de son fruit
nous laisse imaginer qu’il va durer encore longtemps même
s’il est au sommet de ses
capacités à l’heure actuelle.

Novembre 2014
PETRUS 1950 (mise belge inconnue) (*****)

Le niveau est parfait. L’étiquette ne permet pas de deviner le
négociant. On devine de toute façon une mise belge.
Contre
toute attente, le vin est extraordinaire de concentration et de
volume. Fruit noir, truffe, sous-bois…
Tout est élégant et fin, mais
avec beaucoup d’ampleur. Le vin est grandiose. Sa densité est
incroyable.
Cette « mise belge » est en tous les cas du même
niveau que celle d’origine. Quel bonheur!

Février 2015
PETRUS 1950
(mise belge inconnue) (*****)

Bu déjà une fois il y a trois mois, ce Petrus 1950 est exactement
de même qualité.
On n’est pas en-dessous de la mise d’origine.
C’est exceptionnel à tous les niveaux.

Novembre 2017
PETRUS 1950 (mise belge inconnue) (*****)
Vin fabuleux, marquant à tous points de vue. Comment peut-on arriver
à produire un sujet aussi grandiose sur lequel
il est impossible de
donner un âge? Rien ne manque. Le miracle est toujours le même
avec ces vins exceptionnels
anciens: concentration hors norme, mais
harmonie parfaite. Longueur interminable. Je suis obligé d’avouer que

cette bouteille me semble encore dépasser toutes les autres.
Donc, mon plus grand Pétrus 1950, y compris la
mise d’origine!

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Mai 2003
PETRUS 1949 (*****)

Couleur rouge sombre.
Nez de vrai seigneur, très racé.
On y décèle des notes terreuses et minérales, des fruits noirs
(cerise), du pruneau, de l’iode…
Le vin est concentré.
Le glycérol enrobe des tannins impressionnants.
Le fruit est
rond, mais très serré.
Le vin déploie une grande harmonie
finale, avec une incroyable rétro-olfaction dense et virile.

Un vin géant.

Mai 2007
PETRUS 1949 (*****)
Couleur rouge superbe. Nez marqué par le Merlot avec la truffe bien
présente, comme sur beaucoup d’autres
grands Pétrus. Le fruit est
d’une pureté exceptionnelle. Quelle élégance et quelle finesse! Le vin
est équilibré et
sensuel grâce à un fruit plantureux encore très jeune.
Les tannins sont noyés dans la chair du fruit et dans le glycérol
marqué
qui confine le sucre. La finale est rehaussée par une superbe acidité.
L’ensemble reste extrêmement juvénile:
on n’y ressent pas encore
d’arômes tertiaires. Vin de plaisir pur qui semble pouvoir exprimer
encore longtemps ses
géniales qualités.

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Mai 2003
PETRUS 1948 (****)
Couleur rouge-noir sombre. Nez « phénolé », « alcooleux », marqué par
l’époque ancienne. Beaucoup d’arômes tertiaires:
fumée, champignon,
cuir… Le vin est puissant en tout, avec un alcool bien présent. Aspect
« rafleux ». Les tannins forts,
l’acidité soutenue et l’alcool contribuent à
une finale stricte et sèche. Sa forte constitution lui permet de tenir le
coup, et
de plaire aux amateurs de vins de haute personnalité.

Décembre 2003
PETRUS 1948
(****)
(bouchon d’origine)

Couleur rouge-rubis brillant, très jeune. Au nez, on ressent bien le
caractère de l’époque: un peu de rafle, de cassis,
de réglisse, de
caramel au lait… C’est un aristocrate de forte personnalité. Le vin
est solidement constitué avec des
tannins forts accompagnés par
une acidité élevée que l’on ne retrouve plus dans les vins actuels.
Le gras est quand
même là et la structure permet à l’ensemble de
tenir le coup sans fléchir. Très long.

Mai 2012
PETRUS 1948 (mise belge inconnue) (****)
Remarquable couleur sombre. Les arômes sont « authentiques » avec des
notes de champignons et de fruits noirs. L’ensemble a beaucoup de
caractère. Le vin est très structuré et s’impose longuement au palais.
L’âge ne l’a pas encore affaibli. La qualité est très proche des deux
bouteilles mises d’origine que j’avais dégustées et auxquelles
j’avais, certainement un peu sévèrement, aussi accordé 4 étoiles.

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Mai 2003
PETRUS 1947 (*****)
Couleur rouge-rubis dense sur laquelle il est impossible
d’avancer un âge. Au nez, c’est le miracle olfactif.
On y
ressent du Porto sans l’alcool, avec un fruit d’une densité
extraordinaire et d’une pureté incomparable.
Notes de
nougat, de crème fouettée, de pruneau et de myrtille.
C’est un vin hors norme, car il réussit l’impossible
gageure
de réunir la concentration et la puissance sans qu’il n’y
ait de lourdeur. Le fruit est à croquer, les tannins
tapissent
le palais car ils y sont collés par le glycérol. Le plaisir du
début à la fin. Un rêve que l’on se doit de comparer
à une
autre immensité: le Cheval Blanc 1947. Les deux vins
sont à compter parmi les géants du siècle. Procurant les
mêmes sensations, le Pétrus est un peu plus civilisé que
le Cheval Blanc affichant une folie baroque extravagante.

Septembre 2003
MAGNUM PETRUS 1947 (*****)
Vin tout autant sensationnel que celui bu en mai,
mais il semblait un peu plus « jeune ».

Novembre 2008
PETRUS 1947 (**) MISE SANDERS
Couleur rouge sombre. Nez fruité très expansif et exubérant.
L’acidité volatile est presque intempestive. Le vin est puissant,
concentré et riche en alcool, avec une longue persistance.
On ressent un boisé d’élevage pour le moins « rustique ».
Le vin se boit bien, mais on doit reconnaître qu’il manque
quelque peu de raffinement. De loin pas, du moins pour
cette bouteille, au niveau de la mise d’origine.

Avril 2011
PETRUS 1947 (**) MISE VAN DER MEULEN
La bouteille, d’un très bon niveau, semblait vraie. Le vin est très
corpulent et riche. Il a bien tenu, mais il a une
petite acidité volatile
qui le déséquilibre. L’ouverture ne l’a pas amélioré. Dommage,
car la mise Van Der Meulen
s’est parfois comportée aussi bien
que la mise d’origine lors de comparaisons directes.

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Mai 2003
PETRUS 1945
Couleur rouge sombre. Le nez est malheureusement très légèrement
bouchonné. On devine quand même la race
et le style du millésime.
Des notes cuir-animal renforcent sa forte personnalité. On découvre
aussi des fruits noirs
comme le cassis. Une grande jeunesse se dégage
de l’ensemble. Le vin est concentré à l’extrême, comme le 1961.

Le fruit est dense, et la trame tannique est très serrée, avec une haute
acidité citronnée en finale. Je pense que ce
vin n’a pas terminé son
évolution positive, et que sa structure phénoménale lui assure un
potentiel de plusieurs
décennies encore. Il durera peut-être même
plus longtemps que le 1947.
Le petit problème de bouchon ressenti
n’empêche pas de deviner qu’à l’évidence ce vin vaut (*****).

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Avril 2010
PETRUS 1943 (****)
Robe un peu brunie, mais belle et dense. Arômes de grande ampleur,
très élégants. On y retrouve du caramel mou et
du nougat mélangés
à des fruits noirs sur mûrs (confiture de myrtille). Vin rond, quasi sucré,
doté d’une belle acidité
finale. Il est plus délicat que structuré.
Absolument délicieux du début à la fin.

A noter la particularité unique de la police d’écriture de la
lettre « T » sur cette étiquette de 1943.

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Décembre 2003
PETRUS 1934 (mise belge) (****)
Couleur rouge peu dense mais superbe. Au nez: grand volume de fruit
et élégance. Le vin est onctueux et plein.
Les fruits rouges sont
accompagnés d’une superbe acidité en finale. La truffe noire est aussi
présente.
Le vin agréable par excellence. Structure remarquable.
Un grand Petrus charnu ressemblant fortement au 1964.

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Décembre 2003
PETRUS 1926 (*) (mise d’origine)
Couleur rouge peu dense. Au nez: arômes tertiaires marqués.
Le vin est un peu décharné par le vieillissement.
L’acidité
domine les autres composantes légèrement affadies.

Bouteille malheureusement pas au sommet,
mais parfaitement buvable.

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Décembre 2003
PETRUS 1890 (*****)
Un événement en soit puisqu’il s’agissait de la plus vieille
bouteille de Pétrus recensée au monde à ce moment-là.
Le niveau, bien visible, laissait raisonnablement présager des
problèmes qualitatifs: les doutes furent rapidement
écartés.
La couleur était incroyablement belle, jeune, limpide et éclatante,
différente de celle de tous les autres Pétrus:
rouge très foncé
tirant sur le noir. Au nez: race et noblesse, énorme caractère.
Fruits noirs, nougat, chocolat noir, café,
réglisse, sureau bien
mûr. Phénoménal car sans âge. Vin d’une concentration
grandiose et d’un équilibre exceptionnel.
Fruit parfait, comme
à la récolte. Aucune lourdeur malgré le grand volume et la
matière première très concentrée.
Personnalité marquante.
Un moment d’émotion. Un Petrus fantastique totalement
en-dehors du type habituel.

La récolte issue de vignes pré-phylloxériques explique
certainement ce fait.

— Dominique Fornage

Avis de Dominique

PETRUS 1971

01 Victoria_19_02_05.md · 19 FEVRIER 2005
Le nom de ce cru, devenu mythique grâce au négociant Jean-Pierre Moueix, vient de grec “petros” signifiant “pierre”. Ses 11,5 hectares, plantés très majoritairement de Merlot et d’un peu de Cabernet-Franc, sont situés sur la “croupe de Pomerol” dont le sous-sol est différent de tous les autres crus communaux. Nez typé Merlot, très agréable. Notes de vanille, d’humus, de champignons avec un magnifique fruit. Le vin est velouté et délicat, tout en finesse. La finale est encore marquée par une belle acidité et reste sur le fruit. C’est un vin de plaisir au sommet en ce moment. Un Pétrus plutôt délicat que puissant.
04 Dolder commentaires 05.07.12.md · 5 Juillet 2012
Arômes de fruits parfaits de récolte. La finesse est impressionnante. Il donne plus une sensation de “plénitude sereine” que de “maturité”, malgré ses 41 ans. Le vin est dense et fin. Son équilibre est sans faille. C’est une pure dentelle faite pour le plaisir. Cette bouteille était plus marquante par son harmonie et sa délicatesse que par la forte consistance remarquée sur d’autres flacons.
News 2010.md · 18 janvier 2010
La dégustation de ce grandiose Pétrus 1971 donne une leçon. Dégusté à l’aveugle, il a impressionné par sa force et sa jeunesse, alors que chacun voit dans ce millésime un vin beaucoup plus velouté et tendre. Son onctuosité est, au contraire, accompagnée par des tannins forts et athlétiques. La plus belle bouteille de Pétrus 1971 que j’aie bu.
News 2011.md · 1 janvier 2011
Une bouteille absolument enthousiasmante et étonnante. D’habitude, Petrus 1971 est assez enjôleur avec un fruit rond, tout en délicatesse. Celui-ci est marqué par des arômes d’une jeunesse confondante sur des fruits noirs (mûre et cerise) accompagnés par des notes de truffe et de cuir. Le vin est concentré et fort avec des tannins somptueux et une acidité qui donne une grande vitalité à l’ensemble. Grandiose.

HAUT BRION 1989

★★★★★
03 H-B_&_Mission_12_05_06.md · 12 mai 2006
Couleur rouge-rubis intense. Nez d’une pureté et d’une précision extraordinaires au niveau du fruit. Notes de bois de cèdre. Le terroir rehaussé par une récolte parfaite: quelle noblesse! Le vin est concentré sans être lourd. Le fruit très serré se développe largement après une moment d’aération. Sa densité est accompagnée par des notes de menthe fraîche et d’essence noble. La persistance est vraiment celle des vins d’anthologie. Encore dans une phase d’extrême jeunesse, surtout en magnum. Un millésime qui fera date chez Haut-Brion.
04 Dolder commentaires 05.07.12.md · 5 Juillet 2012
Nez de fruits noirs très denses et fins. La pureté et la race vont de pair. La complexité et la noblesse sont grandioses. Vin concentré avec un grand caractère. La trame est extrêmement serrée. Les tannins somptueux et athlétiques sont faits pour durer. La longueur de bouche est infinie. Haut-Brion 1989 demeure une référence sur ce millésime.
07 Grands_Bordeaux_10_12_04.md · 10 DECEMBRE 2004
Nez d’une pureté hallucinante. Le Haut-Brion dans sa plus grande expression. On ressent bien une qualité de récolte parfaite. La bouche confirme le nez...c’est un vrai bonheur. Les composantes ne se rajoutent pas les unes aux autres comme une simple addition: elles sont des notes qui construisent une symphonie magistrale. Il n’y a aucun fléchissement du début à la fin du chef d’oeuvre. Un des plus grands millésimes de tous les temps chez Haut-Brion. Encore pas au sommet de sa glorieuse et très longue carrière.

PETRUS 1982

02 Bordeaux_1982_14_03_02_b.md · 14 MARS 2002
Couleur rouge-rubis profond. Au nez, c’est le Merlot dans toute sa splendeur quand il est mûr à souhait. Epicé, racé et complexe, avec un boisé noble. Le vin est gras et concentré, doté d’une finale ronde, intense et vive. La densité est extraordinaire du début à la fin. Les tanins sont forts mais enrobés par le fruit. Quant on parle du fameux terroir de Pétrus, ce n’est pas en vain sur ce millésime. Ces qualités énormes sont cependant encore en gestation, car on remarque que le vin ne se donne pas pleinement. Il se différencie ainsi bien de ses deux compagnons, Le Pin et Lafleur, qui semblent ne plus être dans une phase ascendante.
News 2006.md · 25 janvier 2006
Couleur rouge légèrement "tuilé". Nez complexe et racé, avec des fruits très mûrs de récolte. Très élégant et noble. Les composantes se sont à l'heure actuelle superbement harmonisées. Le vin est voluptueux, avec une chair dense et une bonne fraîcheur finale. Les tannins sont fondus, mais ils ne sont de loin pas sur le déclin. Les notes d'humus et de truffe noires qui se dégagent avec bonheur lui octroient la complexité et la noblesse qui pouvaient lui manquer lorsqu'il était plus jeune . La finale est très longue. Cette bouteille est la plus belle que j'aie bu de ce millésime chez Pétrus. 27 OCTOBRE 2006
06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge-rubis légèrement “tuilé”. Nez complexe et racé, sur les fruits rouges très mûrs. Les composantes sont superbement fondues, avec beaucoup de velours et de sensualité. On ne perçoit pas encore d’arômes tertiaires: on reste sur le fruit. Le vin est voluptueux, charnu, avec une chair dense et une bonne acidité finale. A l’évolution, on ressent des tannins nobles et forts, mais bien enrobés par la structure de l’ensemble. La finale est très longue. On est sur un grand millésime de distinction, déjà fort agréable à boire. Il devrait évoluer positivement sur quelques années encore.

PETRUS 1955

★★★★★
15 Année 1955 & 1855 07.09.2025.md · 7 septembre 2025
Nez d’une jeunesse étonnante, tout dans les fruits rouges mûrs à souhait. C’est aussi très volumineux, et presque baroque. A l’attaque, le vin est riche et quasi doux. La chair est d’une rondeur sensuelle. Les tannins sont encore juvéniles au point de n’être pas encore fondus dans l’ensemble. Du reste, la finale est marquée par une certaine fermeté.
News 2012.md · 11 janvier 2012
Une bouteille parfaite. Les arômes sont très développés avec une élégance toute flatteuse. Le fruit noir bien mûr semble parfait de récolte. Le vin est encore très jeune avec du tonus. La structure est plus grande que ce que l’on pense généralement sur ce millésime de Petrus. Beaucoup d’autres premiers crus n’ont pas cette tenue. 14 juillet 2012 ok

PETRUS 1949

★★★★★
02 1949_11_05_07.md · 49.11.2005
Couleur rouge superbe. Nez marqué par le Merlot avec la truffe bien présente, comme sur beaucoup d’autres grands Pétrus. Le fruit est d’une pureté exceptionnelle. Quelle élégance et quelle finesse! Le vin est équilibré et sensuel grâce à un fruit plantureux encore très jeune. Les tannins sont noyés dans la chair du fruit et dans le glycérol marqué qui confine le sucre. La finale est rehaussée par une superbe acidité. L’ensemble reste extrêmement juvénile: on n’y ressent pas encore d’arômes tertiaires. Vin de plaisir pur qui semble pouvoir exprimer encore longtemps ses géniales qualités.
06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge sombre. Nez de vrai seigneur, très racé. On y décèle des notes terreuses et minérales, des fruits noirs (cerise), du pruneau, de l’iode... Le vin est concentré, avec le glycérol qui enrobe des tannins impressionnants. Le fruit est rond, mais très serré. Ce vin déploie une grande harmonie finale, avec une incroyable rétro-olfaction dense et virile. Un géant.

PETRUS 1959

★★★★★
06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge-rubis. Nez fort et racé de l’époque, très nature, un peu fumé et rustique, sur la réglisse. A l’ouverture, il s’affine sur des notes de nougat, et prend beaucoup d’ampleur. C’est une personnalité aristocratique. Le vin est pourvu d’une grande concentration, avec un glycérol suave jusqu’à la douceur. Les tannins virils surgissent de cette masse au moment de la rétro-olfaction. En finale, un aspect “rafleux” renforce son caractère déjà bien trempé. A nouveau un grand millésime, marqué par une forte nature qui l’éloigne du style Pomerol. Encore du potentiel.
News 2015.md · 14 janvier 2015
Au nez, c’est une vraie dentelle. Les arômes partent sur les fruits noirs et le cuir noble. L’attaque est suave. La finale est marquée par une belle acidité qui donne du tonus à l’ensemble. Ce vin est basé plus sur l’harmonie que sur la puissance. Un vrai plaisir d’hédoniste. Cette bouteille me semble bien différente d’une autre bue il y a longtemps.

CLINET 1989

★★★★★
03 Grands_Bordeaux_03_04_03.md · 3 AVRIL 2003
Nez de grande race, avec beaucoup de volume. Le fruit est mûr à souhait. Touche d’humus, de sous-bois, d’épices orientales. Très élégant et noble. Vin de classe exceptionnelle, avec les tannins les plus soyeux et denses qui soient. Finale explosive, à l’acidité citronnée d’une grande fraîcheur. Très long. Un vin exceptionnel. Copyright Dominique Fornage www.ecole-nobilis.ch
07 Grands_Bordeaux_10_12_04.md · 10 DECEMBRE 2004
Le nez annonce d’emblée un vin de grande classe, net et droit, avec une forte personnalité. Fruits noirs, boisé fin vraiment magnifique. On devine une vinification à la hauteur de la récolte. Vin concentré et puissant...une masse étonnante, car elle n’alourdit pas le palais. Fantastique présence en bouche. Le splendide fruit est accompagné par le glycérol durant toute l’évolution et bénéficie d’un beau soutien acide. Tout grand vin avec un potentiel remarquable.

PETRUS 1945

06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge sombre. Le nez est malheureusement très légèrement bouchonné. On devine quand même la race et le style du millésime. Des notes cuir-animal renforcent sa forte personnalité. On découvre aussi des fruits noirs comme le cassis. Une grande jeunesse se dégage de l’ensemble. Le vin est concentré à l’extrême, comme le 1961. Le fruit est dense. La trame tannique est très serrée, avec une haute acidité citronnée en finale. Je pense que ce vin n’a pas terminé son évolution positive. Sa structure phénoménale lui assure un potentiel de plusieurs décennies encore. CONCLUSIONS Cette dégustation des “meilleurs” Pétrus a tenu toutes ses promesses. Vouloir commenter de tels chefs-d'oeuvre tient de la prétention. On doit répéter souvent les mêmes éloges. Les années de 1998 à 1961 sont marquées par le fruit et l’élégance, avec plus ou moins de concentration. Les vins plus anciens ont des caractères plus forts, et des concentrations extrêmes. Les Pétrus dégustés confirment souvent les caractéristiques des millésimes: - Le 1982 démontre bien la maturité d’une récolte qui a donné des vins flatteurs - Le 1975 s’avère vif et frais, concentré sans être volumineux - Le 1964 est charnu et sensuel, extrêmement agréable - Les 1961 et 1945 sont dotés d’une structure inégalée, le rendement de récolte l’indique - Le 1959 a une superbe concentration et beaucoup de caractère, avec du potentiel - Le 1949 est plutôt viril et massif - Le 1947 exprime toute la densité, le volume et l’exubérance de la récolte Les couleurs, très belles, mais un peu “tuilées” des 1982, 1975, 1970 et 1961 n’ont absolument rien de négatif, et n’indiquent en aucune manière un vieillissement trop marqué du vin. Il est intéressant de noter que les millésimes plus anciens ont souvent des couleurs plus prononcées. La qualité de Pétrus est toujours basée sur son fameux terroir, au contraire de certains autres vins très chers, dont la qualité est plus fondée sur le travail de cave que sur celui de la vigne. Toutes les bouteilles portaient une étiquette mentionnant “Mis en bouteilles au Château”, sauf la 1947. Toutes les bouteilles portaient une capsule avec la mention “Mis en bouteilles au Château”. Toutes les bouteilles avaient encore leur bouchon d’origine et avaient un niveau de bon à excellent. Le cocktail dînatoire fut accompagné par: - Double Magnum de Château Haut-Brion 1986 - Johannisberg 1955 et Amigne 1955, Caves Orsat SA à Martigny, Valais
102 Petrus mai 2003.md · 2 mai 2003
Les vins du Médoc et de Graves sont tout simplement exceptionnels sur ce millésime. Dans le Libournais, 1945 a donné des vins un peu moins grandioses en général. Pétrus a fourni un grand millésime, de rendement extrêmement faible, apte à une garde très très longue. Peut-être n’est-il pas encore prêt à l’heure actuelle. (env. 12’000 bt. soit 1’000 caisses) On considère au domaine que 1947 et 1961 sont les millésimes du siècle. Pétrus: 2 mai 2003 Dominique Fornage www.ecole-nobilis.ch 3/5 L’ACTUALITE MONDIALE DURANT LES VENDANGES DES GRANDS MILLESIMES DE PETRUS 1998 - Le Président des Etats-Unis, Bill Clinton est sous le coup de l’Affaire Lewinsky. Ses rapports sexuels avec elle sont découverts - Le médicament Viagra devient disponible en pharmacie sur ordonnance 1982 - Mort de Pierre Mendès France - Helmut Kohl forme son gouvernement 1975 - Premières photographies de la planète Vénus - Andreï Sakharov reçoit le Prix Nobel de la Paix - Niki Lauda devient Champion du Monde de F1 1970 - Mort de Janis Joplin - Obsèques de Nasser - Nixon prépare le retrait de 400’000 soldats américains du Viet-Nam - Alexandre Soljenitsyne reçoit le Prix Nobel de Littéreture 1964 - Malte accède à l’indépendance après 150 année de joug anglais - Martin Luther King reçoit le Prix Nobel de la Paix - Destitution de Nikita Khrouchtchev - Le dernier tronçon autoroutier reliant Milan à Salerne est terminé 1961 - De Gaule annonce l’institution d’un Etat algérien indépendant et souverain - Ray Charles, le chanteur noir aveugle, fait un triomphe au Palais des Sports à Paris - Les marks occidentaux ne sont plus acceptés à Berlin-Est 1959 - Ouverture du musée Guggenheim à New York, construit par l’architecte Frank Lloyd Wright - Serge Gainsbourg fait ses débuts dans la chanson - De Gaulle reçoit Eisenhower à Paris 1950 - Le Pape Pie 12 exhorte le clergé à s’adapter aux temps modernes, et à se défendre contre le communisme et le capitalisme - En Yougoslavie, une loi interdit le port du voile aux femmes musulmanes - La Chine envahit le Tibet - Sortie du film “La Ronde” de Max Ophüls 1949 - Les premières TV couleur aux Etats-Unis, ainsi que les premières calculatrices électroniques - Mort de Richard Strauss - Création du Théâtre la Fenice à Venise - Mao Tsé-Toung prend le pouvoir en Chine - Emile Zatopek, le Tchèque, établit un nouveau record du monde du 10’000 m. 1948 - Marcel Cerdan devient Champion du Monde de boxe - Présentation de Citroen 2 CV - Maria Callas chante pour la 1ère fois Aïda de Verdi à Turin - Les Grottes de Lascaux sont ouvertes au public - Auguste Piccard fait des essais de plongée sous-marine avec ses nouveaux engins 1947 - Réouverture de la frontière Espagne-France - La vente de vin redevient libre en France - L’Argentine accorde le droit de vote aux femmes - André Gide reçoit le Prix Nobel de Littérature 1945 - Les allocations familiales augmentent de 20 % en France - Présentation du fameux avion le plus rapide du monde: le Vempire - Jean-Paul Sartre sort son premier numéro de la revue “Les Temps Modernes” Monsieur JEAN-CLAUDE BERROUET Etablissement Jean-Pierre MOUEIX 43, Quai du Priorat 33500 Libourne 0033 557 55 05 80 Info@jpmoueix.com Monsieur JEAN-LUC PIETTE Etablissement Duclot 21, Rue Macau 33000 Bordeaux (bras droit de M. Moueix) 0033 556 50 25 62 amarcord@duclot.fr Les grandes années unanimement reconnues sont 1929, 1945, 1947, 1961, 1964, 1982, 1989, 1990, 2000, 2005, 2009 et 2010. En 1956, 1965 et de 1991, les récoltes ne permirent pas de faire un vin d’une qualité suffisante et ces millésimes n’existent donc pas. Les années 1963, 1968, 1977 ou 1984 n’existent qu’en très petite quantité pour la même raison. Les millésimes 1921, 1929, 1947, 1961, 1989, 1990, 2000, 2009 et 2010 ont tous reçu la note de 100/100 de la part du critique Robert Parker. Histoire de Petrus, vue d'ensemble Le vin le plus cher de tout Bordeaux a eu un début très modeste. Par rapport aux meilleurs vins de Bordeaux du Médoc, c'est aussi un producteur relativement nouveau. Surtout dans la catégorie des vins de Bordeaux à prix élevé. En fait, jusqu'en 1982, alors que Petrus n'était pas bon marché, ce n'était pas beaucoup d'argent par rapport aux autres grands vins de Bordeaux. Il se vendait à peu près au même prix que les First Growth à l'époque. Reculez une décennie en arrière jusqu'aux années 1970 et Petrus a vendu moins cher que les premiers crus. Et si vous voulez vraiment revenir sur le milieu du 19ème siècle, les vignobles de Petrus n'étaient même pas considérés comme dignes de faire du grand vin! C'était considéré comme un bordeaux pour le déjeuner, pas digne de la table du dîner! Les recherches montrent que les archives les plus anciennes concernant l’histoire de Petrus remontent au milieu des années 1750, ce qui en fait l’un des premiers vignobles établis à Pomerol. La première référence concerne une transaction avec Jacques Meyraud lorsqu'il a acheté une propriété viticole de Pomerol située à Gazin, auprès de la famille Voisin. C'est à la fois intéressant et prophétique, car quelques centaines d'années plus tard, Château Gazin vendit à nouveau une partie de ses plus belles terres à Petrus. Petrus, partage son nom avec son emplacement, la colline de Petrus. Cependant, il y a un côté plus historique au nom de Petrus. À l'époque des Romains, la propriété appartenait à un Romain nommé Petrus. Le logo du vin s'inspire de la version grecque de Saint-Pierre, «Petros». Petrus, comme de nombreux domaines bordelais, a été vendu et revendu d'innombrables fois au cours des derniers siècles. Fils de la famille Voisin, Pierre Voidin vendit finalement Petrus à MM. Brilhouet et Courolle Brilhouet. C'étaient des bouchers locaux du village voisin de Libourne. Petrus a ensuite été vendu à Antoine Arnaud en 1770. Pendant plus d'un siècle, la famille Arnaud a conservé la propriété de la propriété. A cette époque, le petit château était largement connu sous le nom de Petrus (Arnaud). Entre le milieu et la fin des années 1800, le vin de Petrus commençait à se faire connaître. Il était considéré comme le troisième meilleur vin de Pomerol, juste après le Vieux Château Certan et Trotanoy. La qualité de Petrus et de son vin a commencé à gagner des éloges peu après l'épidémie de phylloxéra qui a dévasté la majeure partie de Bordeaux. Suite à l'attaque du phylloxéra, les vignobles de Petrus ont été replantés principalement sur des vignes de merlot. À partir de ce moment, le vin de Petrus fut rapidement reconnu comme étant d'une qualité étonnante et unique. En 1887, le lien entre Petrus et Gazin s'est de nouveau renforcé lorsque Gazin a acheté des vignes à Petrus. À la fin du 19e siècle, Petrus avait amélioré son vin et leur niveau de renommée continuait de croître. C'est à cette époque que Petrus était considéré comme le meilleur vin de Pomerol, se vendant plus cher que tout autre vin de l'appellation. Les prix étaient à la hauteur de ce que vendaient les meilleurs Second Crus du Médoc. En 1917, M. Sabin-Douarre, employé comme ancien gérant de Petrus, achète la propriété Pomerol. On ne sait pas comment ni pourquoi cela a eu lieu. C'est Sabin-Douarre qui a créé la Société Civile du Château Pétrus. Ce qui s'est passé ensuite a changé l'histoire de Petrus, Pomerol et Bordeaux. Sabin-Douarre a adoré dîner dans le meilleur restaurant de la Rive Droite, situé dans la ville de Libourne, l’Hôtel Loubat. En 1923, Madame Loubat, la propriétaire de l'hôtel devient finalement sa compagne à Petrus. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle a réussi à acheter le reste de ses parts dans Petrus et Madame Loubat est devenue l'unique propriétaire de Petrus. La famille Loubat connaissait le commerce du vin de Bordeaux. Ils possédaient deux petites propriétés de Pomerol à la fin du XIXe siècle, Jeanlade et Chante-Caille, qui se sont transformées en Château Château Latour à Pomerol. De plus, leur frère était le maire de Libourne. Avec tout ce terrain, ainsi que le meilleur hôtel et restaurant de Libourne, ils étaient bien connectés. L'achat de Petrus a été finalisé vers 1929 par Madame Loubat. Plusieurs années plus tard, dans les années 40, Madame Loubat conclut un contrat avec Jean-Pierre Moueix pour assurer la production et la distribution de son vin. C'est la combinaison de Loubat et Moueix qui a vraiment donné à Petrus le statut inégalé qu'il a aujourd'hui. Ils savaient tous deux que Petrus produisait le meilleur vin de toute l'appellation. Pour aider à le prouver, ils ont commencé à facturer des prix aussi élevés que les meilleurs Bordeaux du Médoc. Il a été convenu par le partenariat de Loubat et Moueix que Petrus ne vendrait jamais à un prix inférieur à Cheval Blanc à partir de ce moment-là. Si Petrus coûte autant, ça doit en valoir la peine, non? Au décès de Madame Loubat en 1961, n'ayant pas d'enfants, son neveu, M. Lignac, et sa nièce, Mme Lily Lacoste ont hérité chacun de 50% de Petrus. Cependant, elle a également légué une part de Petrus à Jean Pierre Moueix, lui permettant de continuer à aider à diriger, promouvoir et gérer Petrus, ainsi qu'à vendre le vin dans le monde entier. Suite au décès de Madame Loubat, Jean Pierre Moueix a fait appel au célèbre professeur Emile Peynaud pour aider à la vinification à Petrus. Cet arrangement n'a duré que quelques années, en raison de l'emploi du temps chargé du professeur Peynaud. En 1964, M. Lignac vend sa part de Petrus à Jean-Pierre Moueix. 1964 a vu un autre changement important chez Petrus. En 1964, Jean Claude Berrouet rejoint l'équipe de Petrus où il restera jusqu'en 2008, date à laquelle son fils Olivier Berrouet lui succède. Jean Claude Berrouet était responsable de plus que Petrus, il était en charge de l'élaboration du vin pour l'ensemble du portefeuille Moueix! Petrus l'ère moderne En 1969, Jean-François Moueix, le fils aîné de Jean-Pierre, rachète les actions restantes à Mme Lily Lacoste. La même année, il s'est arrangé pour acheter 5 hectares de certains des meilleurs vignobles appartenant à Gazin. Ce fut l'un des gros achats dans tout Pomerol, car il a permis à Petrus d'augmenter considérablement la taille de ses vignobles. Jean Pierre Moueix a débuté comme propriétaire du Château Fonroque à Saint-Émilion. Découvrant que les négociants n'étaient pas intéressés par son vin, il a ouvert sa propre entreprise de négociation dans le but d'aider à vendre son propre vin. En raison du besoin, le plus grand et le plus important cabinet de négociation pour Pomerol et thevRight Bank est né. Aujourd'hui, le portefeuille des sociétés comprend la propriété de La Fleur Petrus, Trotanoy, Hosanna, Latour-Pomerol, Lagrange et La Grave à Pomerol ainsi que Bel-Air Monange et autres à Saint-Emilion. De plus, Moueix est chargé d'agir en tant que négociant pour une myriade de châteaux de Pomerol ainsi que pour des propriétés à Saint Emilion. En 1978, Jean Pierre Moueix a finalement pris une pause et a commencé à se détendre de sa vie tourbillonnante. A cette époque, le jeune, charmant et toujours gracieux Christian Moueix a pris plus de responsabilités chez Petrus ainsi que dans la branche négociante de l'entreprise. À ce moment-là, Petrus était le plus cher de toute la rive droite. Il se vendait pour le même montant que les fameux First Growths. C'était tout un accomplissement. N'oubliez pas que le Château Lafleur se vendait à peu près au prix d'une 4e ou 5e croissance. Pomerol n'était pas l'appellation populaire qu'il est aujourd'hui. Alors que Petrus était célèbre avant l'adhésion de Robert Parker, la plus grande partie de cette renommée était concentrée à Londres, en Belgique, en France et sur quelques autres marchés intéressés par l'achat du vin de Petrus. En Amérique, Petrus n’était pas très connu, à l’exception de quelques dégustateurs de Bordeaux expérimentés avant les années 1960. Le président John F. Kennedy a déclaré qu'il était un fan de Petrus, ce qui a instantanément donné au vin un coup de pouce indispensable à sa réputation en Amérique. À ce moment-là, les riches collectionneurs de vin voulaient goûter le vin que le président Kennedy et sa femme élégante, Jackie Kennedy aimaient tant. Bien que cela ait aidé à commencer à établir Petrus en Amérique, il avait besoin de plus d'attention pour devenir le vin légendaire qu'il est aujourd'hui. Entrez Robert Parker. L'explosion de Petrus sur le marché! On peut affirmer que d'une certaine manière, Pomerol et Petrus ont fait que Robert Parker et Robert Parker ont également contribué à fabriquer Pomerol et Petrus. Cette tournure des événements a eu lieu avec le millésime 1982. On ne peut nier que les vins de Pomerol étaient capables d'être extraordinaires avant Robert Parker, mais ses éloges incessants et ses scores élevés ont propulsé Pomerol sous les projecteurs du monde. En 1982, Petrus se vendait déjà à un prix légèrement plus élevé que les First Growth. En quelques années, Lafleur et Le Pin rejoignent Petrus dans cette atmosphère raréfiée de vins vraiment chers. Cette nouvelle renommée, associée à une demande extrêmement élevée, a fait de Petrus l’un des vins les plus chers et à collectionner au monde! Le vieil adage sur la montée des marées qui élève tous les bateaux fonctionne certainement ici. Dès lors, toute l'appellation Pomerol a commencé à produire des vins dignes de son terroir, avec des prix à la hauteur. Jean-François Moueix et ses enfants, sont les propriétaires de Petrus aujourd'hui. Lorsque Jean-Pierre Moueix est décédé en 2003, il avait à peine 90 ans. À ce moment-là, son fils aîné Jean-François Moueix prend la direction de Petrus, tandis que, Christian Moueix, son autre fils dirige la production. En 2005, Petrus a bénéficié d'une rénovation et d'une modernisation indispensables de ses caves et cuveries. Le prochain chapitre de Petrus s'est ouvert en 2008, lorsque Olivier Berrouet, 33 ans, a remplacé son père comme vigneron de Petrus. Olivier Berrouet a apporté de nouvelles idées pour le vin de Petrus. Les vins semblent plus pleins, plus frais et offrent des qualités plus luxuriantes et mûres ainsi que des niveaux d'alcool plus élevés, selon les millésimes. C’est toujours un plaisir de visiter le père et le fils lors des dégustations d’avril Le prochain changement majeur pour Petrus a eu lieu en 2014. Auparavant, Petrus était vendu et commercialisé exclusivement par Ets. Moueix. En 2014, tout a changé. Petrus était maintenant vendu à un groupe restreint de négociants ainsi qu'à Ets. Moueix. Pour la première fois, Petrus n'était plus vendu sur la même base strictement attribuée. Cependant, Petrus est toujours vendu sur une base exclusive du marché. Petrus pourrait un jour devenir disponible sur la place de Bordeaux en quantités limitées pour une partie de sa production. Fait intéressant, cette évolution pourrait peut-être entraîner une demande encore plus forte et des prix plus élevés pour le vin le plus cher de Bordeaux. Cependant, ce n'est pas l'objectif de Petrus de vendre le plus d'argent possible. Les prix directement du château sont justes, pour sa qualité et sa demande. L'espoir est que même si le vin est cher, les gens peuvent se permettre de le boire lors d'occasions spéciales. La majorité des augmentations de prix ont lieu sur le marché secondaire. Petrus, Vignobles, Terroir, Raisins, Vinification Le vignoble Petrus de 11,5 hectares est unique. Divisé en 12 parcelles distinctes, il est situé au sommet de la plus haute altitude du plateau de Pomerol. Cela offre un drainage naturel. Plus important encore, le vignoble de Petrus possède un terroir et un terroir propres au domaine. L'argile du vignoble Petrus est ce qui rend le vin si spécial et unique. En fait, ce type d'argile n'existe dans aucune autre région viticole du monde! Autre chose à considérer que l'on ne trouve qu'à Petrus, pour les terres vouées à la production de vin, Petrus est la seule colline entièrement faite d'argile. En effet, l'argile s'érode généralement avec le temps et tombe au bas des pentes, ce qui n'est pas le cas des sols de Petrus. L'argile bleue de Petrus Qu'est-ce qui rend le terroir de Petrus si unique? Les sols argileux de Petrus ont au moins 40 millions d'années pour commencer. Le gravier épais sur le plateau environnant n'a que 1 million d'années. Il y a deux couches d'argile à Petrus. La couche arable d'argile sombre a une épaisseur de 60 à 80 centimètres. Mais c'est le sous-sol unique que l'on ne trouve dans aucun autre vignoble. Le sol est rempli d'argile bleue très dense, profonde, foncée. L'argile est si dure que les racines ne peuvent pas pénétrer. Ce qui se passe, c'est que les vignes poussent rapidement sur le côté pour trouver de la nutrition car les vignes ne dépassent pas 60 à 80 centimètres. L'argile est de la smectite. Lorsque ce type d'argile absorbe l'eau, il devient imperméable. Les molécules d'eau sont capables de pénétrer dans les espaces moléculaires inter-couches de l'argile. Lorsque les mois d'été secs arrivent, les vignes peuvent encore se nourrir de l'humidité si nécessaire. L'argile indice de Petrus crée des raisins avec le plus haut niveau de tanins à Pomerol et pour la plupart des Bordeaux, tout en créant en même temps des tanins qui sont également parmi les plus doux en texture. La majeure partie de la parcelle d'argile bleue du plateau de Pomerol est d'environ 20 hectares au total. Petrus est unique car l'ensemble de son vignoble de 11,5 hectares se trouve juste au-dessus de l'argile. Les vignobles voisins n'ont qu'une partie d'argile bleue dans leur sol. Petrus est planté de 11,5 hectares de merlot. Cela signifie qu'aujourd'hui, Petrus est 100% Merlot. Dans les années 1990 et dans les années 2000, environ 1/2 hectare était réservé au cabernet franc, ce qui rend les plantations du vignoble à environ 95% de merlot et 5% de cabernet franc. Cependant, le cabernet franc n'était pas utilisé dans la plupart des millésimes. En fait, depuis 1982, la variété n'a été incluse que tous les trois ou quatre ans. Aujourd'hui, toutes les vignes de Cabernet Franc ont été enlevées et remplacées par du Merlot. C'est tout à fait différent de ce que Petrus a été planté dans les années 60 et 50, et peut-être avant cela. À cette époque, Petrus était planté plus près de 80% de merlot et de 20% de cabernet franc. En moyenne, les vignes de Petrus ont 40 ans. Les vignobles de Petrus sont replantés à un rythme qui permet de travailler sur une portion d'un hectare tous les 7 à 9 ans. Alors que l'âge moyen est maintenu à 40 ans, les plus vieilles vignes de Petrus ont été plantées en 1952. Le vignoble de Petrus est planté à une densité de vignes d'environ 6 600 pieds par hectare pour les parcelles les plus anciennes. Les parcelles plus jeunes sont plantées à une densité de vignes plus élevée qui est proche de 7 000 pieds par hectare. En 1985, Petrus a lancé son propre programme de clonage dans le but de protéger et de multiplier ses propres vignes lors de la replantation. Dans les vignobles, ils ne vendent pas en vert, préférant couper les grappes pour réduire les rendements. Petrus a été l'un des premiers vignobles à éviter l'utilisation d'engrais chimiques, préférant à la place planter des mauvaises herbes pour aider à sécher notre sol, pendant les mois d'hiver humides. Ces mauvaises herbes sont ensuite enfouies dans le sol. Petrus, Vinification, Vinification Pendant la récolte, les baies sont cueillies une à la fois. Le fruit est toujours égrappé à 100%. À partir du millésime 2009, un trieur optique a remplacé une partie du tri manuel. Les raisins sont foulés en douceur avant la vinification qui se déroule dans un total de 12 cuves béton traditionnelles à température contrôlée. Les cuves varient en taille de 50 hectolitres à 130 hectolitres. Les 12 cuves permettent quasiment une vinification parcellaire complète par parcelle car elles représentent un total de 14 blocs différents à Petrus. Aujourd'hui, la pratique est pour une courte macération pré-fermentaire d'un ou deux jours. Auparavant, la macération durait de 15 à 21 jours. L'extraction se fait par pompage. 50% du jus est pompé le matin. Le jus restant reçoit une pompe plus tard dans la nuit. Une fois la fermentation alcoolique terminée, le jus passe par une fermentation malolactique en cuve. Une fois la fermentation malolactique terminée, les cuves jugées dignes d'être mises en bouteille comme Petrus sont assemblées et placées en moyenne à 50% de barriques neuves de chêne français pendant 18-20 mois. Les fûts sont cuits à la vapeur avant le processus de vieillissement pour éviter d'avoir à compléter pendant le processus de vieillissement. Chez Petrus, de grandes quantités de chêne neuf n’ont jamais fait partie du processus de vieillissement, à l’exception d’une courte période expérimentale au cours des années 1908. Avant les années 60, très peu de chêne neuf était utilisé pour le processus de vieillissement. Dans les années 60, peut-être 10 à 15% du vin a commencé à être élevé en chêne neuf. Cependant, pour quelques millésimes des années 80, le vin a été élevé en chêne français 100% neuf pendant au moins une partie de la production. Il a été rapidement déterminé que c'était trop pour le vin. Si du vin de presse est ajouté, il n'est ajouté au vin que lors de l'assemblage final. Il n'y a pas de second vin chez Petrus. Les lots rejetés sont vendus sous le nom de Pomerol générique. Et oui, où aboutit le jus déclassifié de Petrus est l'un des secrets les mieux gardés de tout Bordeaux. Il est intéressant de noter que l’augmentation de la sélection au fil des ans a vraiment réduit la quantité de vin chez Petrus. Par exemple, dans les années 70, les rendements moyens étaient proches de 70 hectolitres par hectare. Aujourd'hui, la production représente presque la moitié de ce qu'elle était auparavant avec des rendements moyens de 40 hectolitres par hectare. La production moyenne de Petrus est de 2 500 caisses par an. Sur les nouvelles plus importantes de Petrus. Mon laboratoire jaune ridiculement mignon, Hercule, que certains d'entre vous connaissent grâce à ses singeries sur Facebook ou sur les photos de ce site Web, a été officiellement intronisé au zoo de Petrus! Qu'est-ce que le zoo Petrus? Je suis ravi que vous posiez cette question. Petrus a eu de temps en temps une mascotte officielle, qui était un animal en peluche différent allant des lapins aux cochons et bien sûr aux chiens. J'ai été plus qu'honneur qu'une ressemblance d'Hercule ait été ajoutée à la ménagerie Petrus par Olivier Berrouet et Elisabeth Jaubert, avec James Suckling comme témoin officiel de la cérémonie d'intronisation. Des os de félicitations ou d'autres friandises et bouteilles de Petrus peuvent m'être envoyés pour Hercule et je verrai qu'il les reçoit. Je suis plus qu'honneur qu'Herky soit la mascotte officielle de Petrus dans le sublime millésime 2015! Les meilleurs millésimes de Petrus sont: 2016, 2015, 2014, 2012, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2001, 2000, 1998, 1995, 1990, 1989, 1982, 1975, 1970, 1964, 1961, 1959, 1955 , 1953, 1950, 1949, 1948, 1947, 1945, 1929, 1928 et 1921. Si vous cherchez à acheter des bouteilles plus anciennes de Petrus, «Attention à l'acheteur» est le meilleur conseil que vous recevrez. Petrus est le vin le plus contrefait au monde. Très peu de grands formats ont été produits. Ignorez-les. Et la quantité d'authentiques bouteilles de Petrus d'avant 1975 est presque inexistante. Vous devez acheter ces vins uniquement auprès de sources vérifiables et fiables. Caractère et style de Petrus Le style de Petrus est unique. Ce peut être le vin de Pomerol le plus aromatique complexe, rempli d'épices, de café, de cannelle, de chocolat, de prunes, de cerises noires, de truffes, de terre humide et de fleurs fraîches. Dans les meilleurs millésimes, la texture est d'un autre monde. Il a une richesse et une viscosité, ainsi qu'une sensation de soie et de velours qu'aucun autre vin de Bordeaux ne peut offrir. Petrus a besoin de temps pour se développer. Même s'il est produit à presque 100% de merlot, Petrus est l'un des vins de Bordeaux les plus durables. Les meilleurs millésimes de Petrus demandent 20 à 30 ans avant de devenir pleinement mûrs et de commencer à afficher leur véritable essence et à montrer la raison pour laquelle les amateurs de vin extrêmement riches paient des milliers de dollars pour une seule bouteille de Petrus.

PETRUS 1964

06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge sombre et profond. Nez plein et sensuel, marqué par une grande complexité: fruit très mûr de récolte, moka, café, bois doux, chocolat au lait, humus, pruneau d’Agen.. Le vin est moelleux, sans aucune aspérité. Quel velours! Les tannins sont extraordinairement fins tout en étant puissants. Si puissants qu’on les ressent malgré la volumineuse et onctueuse chair qui les enrobe. La finale est très très longue, avec un fruit charnu qui s’accroche longtemps au palais. C’est un vin baroque et exubérant, fait pour enthousiasmer les épicuriens. Un tout grand millésime chez Pétrus, et qui a encore de la réserve.
News 2024.md · date ?
Nez très complexe, d’une grande élégance. Quelle classe aussi! On y ressent des fruits noirs concentrés, de l’iode et l’habituelle truffe noire. Vin impressionnant à tous les niveaux. Sa constitution est athlétique. Ses tannins sont encore fermes. La chair du fruit est dense et dynamique. Il est parfait dans toutes ses composantes. Cette bouteille paraît être encore en phase ascendante, c’est fantastique! 1964 est un millésime absolument exceptionnel chez Petrus.

PETRUS 1976

★★★★★
News 2023.md · 12 janvier 2023
Ce que les amateurs savent se confirme: un millésime moyen dans un terroir exceptionnel peut s’améliorer grandement avec le temps. La couleur est encore d’un magnifique rouge. Les arômes laissent deviner un fruit rouge parfait de récolte, bien que très mûr. C’est fin et harmonieux. Il s’en dégage aussi une certaine jeunesse. Le vin est assez riche avec une belle rondeur de fruit. Ce qui est fantastique, c’est que l’ensemble a gardé une fraîcheur inattendue (vu le millésime) grâce à son acidité élevée. Grand vin de classe et de personnalité. Il faut ajouter que la bouteille a profité d’une double décantation le matin pour le soir, et que le vin s’est encore bien amélioré dans le verre (au début, j’hésitai à ne lui accorder que 4 étoiles).

PETRUS 1995

★★★★★
News 2012.md · 11 janvier 2012
Ce 1995 de Pétrus est vraiment grand! Quelle structure! Tout est vraiment fort mais équilibré. Le fruit est concentré et s’accorde parfaitement avec les tannins. La finale est longue et fraîche.

PETRUS 2007

★★★★★
News 2014.md · 7 janvier 2014
Nez séduisant sur la truffe noire avec un fruité pur et beaucoup d’élégance. Le vin est harmonieux, tout en dentelle. Il semble déjà donner le grand plaisir. J’oserais lui demander d’avoir un peu plus de race.