France · France BORDEAUX · Bordeaux premiers crus · 31 mars 2017

CHÂTEAU LAFLEUR

1982
Millésime
7
Dégustations
12
Vins cités


Dernière mise à jour: octobre 2023

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Pour toutes les photos de ce site

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Lafleur est un vin souvent massif et viril, mais il a le génie de ne pas être pesant.
La forte proportion de Cabernet Franc (50%), fait assez rare en Pomerol, y est certainement
pour quelque-chose. C’est peut-être aussi la raison pour laquelle il peut paraître plus
complexe que son rival Pétrus. Sa forte extraction et son boisé exigent quelques années
d’assouplissement.

Lafleur est un vin auquel il faut s’habituer. Malgré la densité veloutée de son fruit, il sort du
style classique des Pomerol à cause de sa charpente le rapprochant d’un Médoc.

Je ne connais pas assez les Lafleur récents. Mais les quelques anciens millésimes que j’ai eu
le bonheur d’approcher étaient si grandioses qu’ils méritaient de trôner au même niveau que Pétrus.

Mes Lafleur préférés sont: 1947, 1945, 1950, 1961, 1949, 1975, 1982

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Juin 2020
CHATEAU LAFLEUR 2004 (*****)
A l’aveugle, c’était évidemment un grand cru sur un grand millésime.
Surprise de taille que de voir une si belle réussite sur un 2004. Tout est dans la
dentelle même si la structure ne manque pas. L’harmonie est exceptionnelle.
Le vin est tout de velours et de fruit. Mais quel plaisir!

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Août 2001
CHÂTEAU LAFLEUR 1990 (****)
(servi en 1/2 bt) Le nez est très puissant, et l’alcool se ressent. Cela fait penser à une
macération de fruits noirs très mûrs, avec une note chocolatée. En bouche, le vin est
impressionnant de par sa masse. La réglisse ressort, et l’alcool donne une finale un
peu brûlante et lourde. L’extraction est si marquée qu’on semble sortir des sentiers
bordelais pour se promener en Californie, par exemple.
On ose deviner que la vinification a beaucoup apporté pour le rendre ainsi.

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Septembre 2013
CHÂTEAU LAFLEUR 1989 (*****)
Une de mes meilleures bouteilles de Lafleur 1989. On est dans le solide à tous
les niveaux.
Mais la race et la noblesse sont aussi là. Le fruit (cassis, myrtille)
charnu est soutenu par
les tannins et l’acidité. Sujet imposant de haut niveau
fait pour durer.

Mars 2014
CHÂTEAU LAFLEUR 1989 (*****)
Le style Pomerol dans toute sa splendeur ressort avec les énormes qualités
que l’on connaît
sur ce cru et sur ce millésime. Tout est élégant et plaisant.
La structure ne s’impose pas,
mais elle bien là. On atteint un niveau
d’excellence assez impressionnant. Il tiendra encore
longtemps sans fléchir.
Certainement ma plus belle bouteille de ce vin.

Juin 2014
CHÂTEAU LAFLEUR 1989 (*****)
Force, densité et caractère au nez.
Vin de grande personnalité, concentré et riche, mais équilibré et sans lourdeur.
Une pièce de choix avec un grand potentiel.

Avril 2017
CHATEAU LAFLEUR 1989 (*****)
Très grand Lafleur. Ce 1989 continue sa carrière au plus au niveau sans
prendre une ride.

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Octobre 2023
CHÂTEAU LAFLEUR 1983
(*****)

Arômes racés, très denses. Caractère noble et élégance extrême.
Vin concentré et fort, mais parfaitement harmonieux. Tout est encore
d’une jeunesse insolente. Tenue extraordinaire.

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Décembre 2006
CHÂTEAU LAFLEUR 1982
(*****)

Couleur rouge dense, brillant, magnifique. Nez très fin et racé avec un fruit
d’une grande pureté
auquel se mêle une touche de bois oriental. On devine
immédiatement une matière première
de haut niveau. Il semble solide et
distingué en même temps. Le vin est fortement charpenté.
Les tannins
impressionnants sont bien enrobés par le fruit et le glycérol. La persistance,
sur le
fruit pur et concentré, est extrêmement longue. Grand vin qui allie
l’élégance et la volupté des
Pomerol à la « rigueur » des Médoc. Un grand
vin du millésime à coup sûr.
Une première bouteille bue en 2002 semblait
étonnamment évoluée.

Mars 2015
CHÂTEAU LAFLEUR 1982 (*****)

Dès le premier instant de l’olfaction, on sait que l’on est en présence d’un
sujet extraordinaire.
Les arômes, d’une dimension exceptionnelle, partent
sur les fruits noirs bien mûrs parfaits de récolte.
La classe est donnée par
des notes de bois noble et un beau fumé. Le vin est onctueux, plein
et
dense du début à la fin. L’harmonie est totale. La longueur est celle des
vins d’exception.

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Juillet 2012
CHÂTEAU LAFLEUR 1979 (*****)
Dégusté à l’aveugle. Les arômes, d’une impressionnante puissance, ne
font pas penser à Bordeaux. Notes de fruits noirs (cassis, myrtille), de terre
noire et de truffe noire. La personnalité est marquante. Le vin est assez
« monstrueux » de par sa structure qui n’a rien à voir avec celle des autres
vins bordelais du millésime. On sent une sorte de monument fait pour
perdurer, comme un grand classique des années 1940 à 1950.
J’ai beaucoup aimé.

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Décembre 2004
CHÂTEAU LAFLEUR 1975 (*****)

Au nez, une plantureuse extravagance. Fruit sur mûr, caramel au lait, chocolat
fin, nougat, crème fouettée. Le glycérol est si marqué à l’attaque que le vin
semble pratiquement doux. L’évolution dévoile des tannins somptueux et une
acidité citronnée élevée qui rend la finale tonique et nerveuse. Cette acidité et
ces tannins sont si présents qu’ils marquent fortement le palais lors de la très
longue et resplendissante persistance gustative. Le style hors norme de ce
1975 rappelle de grands millésimes beaucoup plus anciens.
Un tout grand Lafleur. Peut-être la vedette du millésime avec Mission.

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Octobre 2006
MAGNUM CHÂTEAU LAFLEUR 1961 (*****)

Couleur rouge rubis dense, très jeune. Les arômes sont tout dans les fruits
rouges « comme
à la récolte ». Il s’en dégage une sorte de perfection et
d’intemporalité. La parfaite élégance
s’allie à une force peu commune. Le vin
est concentré et puissant, sans être lourd. Des notes
fumées et minérales y
rajoutent complexité et personnalité. L’équilibre est impressionnant.

La persistance est d’une formidable densité et ne faiblit pas avant longtemps.
Ce fantastique vin est encore beaucoup trop jeune.
Un autre magnum bu en 2004 ne m’avait de loin pas autant marqué.

Décembre 2007
CHÂTEAU LAFLEUR 1961
(*****)

Une sensation de perfection se dégage sans attendre du verre. Les arômes
sont d’une
jeunesse incroyable vu l’âge du vin. La densité est bien celle des
1961. Le vin est d’une
onctuosité sensuelle qui voisine le sucre. La masse
fruitée enrobe des tannins quasi « granuleux »
accompagnés de notes iodées
et minérales. Longueur extrême. Une nature extraordinairement belle.

La fraîcheur finale nous fait penser à un vin de moins de 20 ans.

Décembre 2009
MAGNUM CHÂTEAU LAFLEUR 1961 (*****)

Vin présenté à l’aveugle. Définir un millésime exceptionnel fut facile.
Le merveilleux vin
est complexe, dense, exubérant… Son fruit est extrêmement
charnu. La puissance va de
pair avec la concentration et pourtant il n’est pas
lourd. La rondeur et l’immensité du vin
permettent de penser à la rive droite et
au millésime 1961.
C’est un vin d’anthologie à n’en pas douter.
Son potentiel l’emmènera encore très loin dans le futur.

NOVEMBRE 2012
MAGNUM CHATEAU LAFLEUR 1961 (*****)
Arômes d’une complexité exceptionnelle. L’ensemble est racé, fort, noble, pur
et concentré.
Le vin est corsé et puissant sans être écrasant. Sa jeunesse est
incroyable. La texture
soyeuse du fruit compense à peine des tannins qui ne
semblent pas encore totalement fondus.

Vin fait pour défier les décennies.

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Octobre 2004
MAGNUM CHÂTEAU LAFLEUR 1950 (*****)
Couleur splendide tirant sur le noir. Nez extrêmement puissant tout en restant
élégant. On y ressent principalement des fruits très mûrs comme la cerise et le
pruneau. L’ensemble est séduisant et intense. Le vin est une masse charnue
qui réunit sensualité et force. Les tannins sont « taillés dans du roc » mais le gras
réussit à les envelopper avec bonheur.
Le vin est dense du début à la fin, et quelle fin!…Ça continue bien longtemps…
Un monument qui a de l’avenir. Pour moi, c’est le plus grand vin du millésime.

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Mai 2007
MAGNUM CHÂTEAU LAFLEUR 1949 (*****)
Couleur rouge un peu tuilé mais assez soutenu. Nez très complexe et racé.
Fruit dense sur la cerise. Le boisé est extrêmement noble. Il est tout de suite
flatteur et attirant, même s’il s’exprime avec son caractère impétueux habituel.
Vin charnu de grande concentration qui reste cependant harmonieux jusqu’au
bout. Sa constitution est si forte que l’on pourrait craindre une finale massive
et lourde, mais ce n’est pas le cas. Le fruit est dense et très jeune. La longueur
est extrême. Un très grand Lafleur avec encore un long potentiel.

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Septembre 2003
MAGNUM CHÂTEAU LAFLEUR 1947 (*****)

Couleur rouge-rubis très dense et foncé. Au nez, une nature en plein
développement, exubérante
et joyeuse. Arômes très marqués de Porto et
de fruits noirs comme la cerise. On sent une récolte
levée en état de sur
maturation avec un potentiel d’alcool élevé. L’attaque est parmi les plus

concentrées qui soit. Le vin est d’une richesse peu commune. On y retrouve,
non seulement
la masse charnue et veloutée d’un Vintage, mais aussi l’alcool
et l’acidité. Vin intemporel.
Un monument baroque au plus haut point. Au
maximum de ses qualités, et pour longtemps encore.
Lafleur 1947 est un cas
en soi. Il prend plus de place dans le palais que n’importe quel autre vin.

Mai 2015
CHÂTEAU LAFLEUR 1947 (*****)

On avait considéré que cette bouteille était fausse car la capsule n’était pas
d’origine. En plus,
le niveau n’était pas le meilleur. Lorsque j’ouvris la bouteille,
je ne vis aucune écriture sur le bouchon.
Mais il s’était passablement décomposé.
Jusque là, on pensait que le sujet serait mort ou mauvais.
Mais à l’olfaction, c’est
un émerveillement. L’exubérance et le volume du millésime sont bien là.
Le fruit
sur mûr part sur le coulis de cassis ou de mûre. Une touche de cuir et de truffe
complète
le tableau. En bouche, le volume est impressionnant, ainsi que la
longueur. Longtemps, nous nous
posâmes la question de savoir si c’était un
faux, tellement le sujet était grand. Le comparer avec le
magnum (vrai) bu 12 ans
auparavant m’était très difficile. Mais je sentais bien que l’on était sur un
très grand
cru dans un grand millésime. On conclut l’affaire en se disant que, même si c’était
un faux,
on en achèterait bien volontiers un identique.

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Mai 2009
MAGNUM CHÂTEAU LAFLEUR 1945 (*****)
Le mythe qui entoure ce vin est parfaitement mérité. Quel bonheur et quel honneur de pouvoir
côtoyer de près cette majesté absolue! Le déploiement des arômes et des goûts est hors du commun.
On part sur les fruits noirs (cassis, myrtille, pruneau,…), la truffe, les épices fines, le bois noble,….
c’est infini! Le miracle des plus grands vins est de nouveau confirmé: l’énorme concentration ne
dévie jamais sur de la lourdeur. La chair du vin est d’une incroyable onctuosité. On se prend à en
avaler de larges rasades et c’est le plaisir sensuel le plus excitant qui soit….pour notre palais et
pour notre nez.

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Autres vins de la base cités dans cet article

1982★★★★★
LAFLEUR · 2 dég.
1989★★★★★
CHÂTEAU LAFLEURFrance · France · 2 dég.
1947★★★★★
LAFLEUR · 1 dég.
1983★★★★★
CHATEAU LAFLEURFrance · France · 1 dég.
— Dominique Fornage

Avis de Dominique

PETRUS 1982

02 Bordeaux_1982_14_03_02_b.md · 14 MARS 2002
Couleur rouge-rubis profond. Au nez, c’est le Merlot dans toute sa splendeur quand il est mûr à souhait. Epicé, racé et complexe, avec un boisé noble. Le vin est gras et concentré, doté d’une finale ronde, intense et vive. La densité est extraordinaire du début à la fin. Les tanins sont forts mais enrobés par le fruit. Quant on parle du fameux terroir de Pétrus, ce n’est pas en vain sur ce millésime. Ces qualités énormes sont cependant encore en gestation, car on remarque que le vin ne se donne pas pleinement. Il se différencie ainsi bien de ses deux compagnons, Le Pin et Lafleur, qui semblent ne plus être dans une phase ascendante.
News 2006.md · 25 janvier 2006
Couleur rouge légèrement "tuilé". Nez complexe et racé, avec des fruits très mûrs de récolte. Très élégant et noble. Les composantes se sont à l'heure actuelle superbement harmonisées. Le vin est voluptueux, avec une chair dense et une bonne fraîcheur finale. Les tannins sont fondus, mais ils ne sont de loin pas sur le déclin. Les notes d'humus et de truffe noires qui se dégagent avec bonheur lui octroient la complexité et la noblesse qui pouvaient lui manquer lorsqu'il était plus jeune . La finale est très longue. Cette bouteille est la plus belle que j'aie bu de ce millésime chez Pétrus. 27 OCTOBRE 2006
06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge-rubis légèrement “tuilé”. Nez complexe et racé, sur les fruits rouges très mûrs. Les composantes sont superbement fondues, avec beaucoup de velours et de sensualité. On ne perçoit pas encore d’arômes tertiaires: on reste sur le fruit. Le vin est voluptueux, charnu, avec une chair dense et une bonne acidité finale. A l’évolution, on ressent des tannins nobles et forts, mais bien enrobés par la structure de l’ensemble. La finale est très longue. On est sur un grand millésime de distinction, déjà fort agréable à boire. Il devrait évoluer positivement sur quelques années encore.

PETRUS 1949

★★★★★
02 1949_11_05_07.md · 49.11.2005
Couleur rouge superbe. Nez marqué par le Merlot avec la truffe bien présente, comme sur beaucoup d’autres grands Pétrus. Le fruit est d’une pureté exceptionnelle. Quelle élégance et quelle finesse! Le vin est équilibré et sensuel grâce à un fruit plantureux encore très jeune. Les tannins sont noyés dans la chair du fruit et dans le glycérol marqué qui confine le sucre. La finale est rehaussée par une superbe acidité. L’ensemble reste extrêmement juvénile: on n’y ressent pas encore d’arômes tertiaires. Vin de plaisir pur qui semble pouvoir exprimer encore longtemps ses géniales qualités.
06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge sombre. Nez de vrai seigneur, très racé. On y décèle des notes terreuses et minérales, des fruits noirs (cerise), du pruneau, de l’iode... Le vin est concentré, avec le glycérol qui enrobe des tannins impressionnants. Le fruit est rond, mais très serré. Ce vin déploie une grande harmonie finale, avec une incroyable rétro-olfaction dense et virile. Un géant.

CHÂTEAU LAFLEUR 1982

02 Bordeaux_1982_14_03_02_b.md · 14 MARS 2002
Couleur rouge-rubis, avec le disque légèrement tuilé. Nez intense de fruit mûr, aspect iodé et style classique, une touche orangée nous laisse deviner un vin bien prêt, si ce n’est déjà un peu fragile. En bouche, le vin est assez gras et tendre, avec un fruité très agréable. En finale, l’acidité et les tanins rehaussent le vin, sans toutefois le rendre tonique. Le vin est de grande qualité et remarquablement élégant, mais il lui manque la splendeur que l’on aurait voulu sur ce millésime que l’on sait exceptionnel. Cette bouteille semble en tous les cas ne plus pouvoir s’améliorer. Mais en l’instant, il faut aussi avouer que d’en boire relève d’un intense plaisir.
05 Bordeaux_1982_01_12_06.md · 1 DECEMBRE 2006
Couleur rouge dense, brillant, magnifique. Nez très fin et racé avec un fruit d’une grande pureté auquel se mêle une touche de bois oriental. On devine immédiatement une matière première de haut niveau. Il semble solide et distingué en même temps. Le vin est fortement charpenté. Les tannins impressionnants sont bien enrobés par le fruit et le glycérol. La persistance, sur le fruit pur et concentré, est extrêmement longue. Grand vin qui allie l’élégance et la volupté des Pomerol à la “rigueur” des Médoc.

PETRUS 1945

06 Pétrus_02_05_03.md · 2 MAI 2003
Couleur rouge sombre. Le nez est malheureusement très légèrement bouchonné. On devine quand même la race et le style du millésime. Des notes cuir-animal renforcent sa forte personnalité. On découvre aussi des fruits noirs comme le cassis. Une grande jeunesse se dégage de l’ensemble. Le vin est concentré à l’extrême, comme le 1961. Le fruit est dense. La trame tannique est très serrée, avec une haute acidité citronnée en finale. Je pense que ce vin n’a pas terminé son évolution positive. Sa structure phénoménale lui assure un potentiel de plusieurs décennies encore. CONCLUSIONS Cette dégustation des “meilleurs” Pétrus a tenu toutes ses promesses. Vouloir commenter de tels chefs-d'oeuvre tient de la prétention. On doit répéter souvent les mêmes éloges. Les années de 1998 à 1961 sont marquées par le fruit et l’élégance, avec plus ou moins de concentration. Les vins plus anciens ont des caractères plus forts, et des concentrations extrêmes. Les Pétrus dégustés confirment souvent les caractéristiques des millésimes: - Le 1982 démontre bien la maturité d’une récolte qui a donné des vins flatteurs - Le 1975 s’avère vif et frais, concentré sans être volumineux - Le 1964 est charnu et sensuel, extrêmement agréable - Les 1961 et 1945 sont dotés d’une structure inégalée, le rendement de récolte l’indique - Le 1959 a une superbe concentration et beaucoup de caractère, avec du potentiel - Le 1949 est plutôt viril et massif - Le 1947 exprime toute la densité, le volume et l’exubérance de la récolte Les couleurs, très belles, mais un peu “tuilées” des 1982, 1975, 1970 et 1961 n’ont absolument rien de négatif, et n’indiquent en aucune manière un vieillissement trop marqué du vin. Il est intéressant de noter que les millésimes plus anciens ont souvent des couleurs plus prononcées. La qualité de Pétrus est toujours basée sur son fameux terroir, au contraire de certains autres vins très chers, dont la qualité est plus fondée sur le travail de cave que sur celui de la vigne. Toutes les bouteilles portaient une étiquette mentionnant “Mis en bouteilles au Château”, sauf la 1947. Toutes les bouteilles portaient une capsule avec la mention “Mis en bouteilles au Château”. Toutes les bouteilles avaient encore leur bouchon d’origine et avaient un niveau de bon à excellent. Le cocktail dînatoire fut accompagné par: - Double Magnum de Château Haut-Brion 1986 - Johannisberg 1955 et Amigne 1955, Caves Orsat SA à Martigny, Valais
102 Petrus mai 2003.md · 2 mai 2003
Les vins du Médoc et de Graves sont tout simplement exceptionnels sur ce millésime. Dans le Libournais, 1945 a donné des vins un peu moins grandioses en général. Pétrus a fourni un grand millésime, de rendement extrêmement faible, apte à une garde très très longue. Peut-être n’est-il pas encore prêt à l’heure actuelle. (env. 12’000 bt. soit 1’000 caisses) On considère au domaine que 1947 et 1961 sont les millésimes du siècle. Pétrus: 2 mai 2003 Dominique Fornage www.ecole-nobilis.ch 3/5 L’ACTUALITE MONDIALE DURANT LES VENDANGES DES GRANDS MILLESIMES DE PETRUS 1998 - Le Président des Etats-Unis, Bill Clinton est sous le coup de l’Affaire Lewinsky. Ses rapports sexuels avec elle sont découverts - Le médicament Viagra devient disponible en pharmacie sur ordonnance 1982 - Mort de Pierre Mendès France - Helmut Kohl forme son gouvernement 1975 - Premières photographies de la planète Vénus - Andreï Sakharov reçoit le Prix Nobel de la Paix - Niki Lauda devient Champion du Monde de F1 1970 - Mort de Janis Joplin - Obsèques de Nasser - Nixon prépare le retrait de 400’000 soldats américains du Viet-Nam - Alexandre Soljenitsyne reçoit le Prix Nobel de Littéreture 1964 - Malte accède à l’indépendance après 150 année de joug anglais - Martin Luther King reçoit le Prix Nobel de la Paix - Destitution de Nikita Khrouchtchev - Le dernier tronçon autoroutier reliant Milan à Salerne est terminé 1961 - De Gaule annonce l’institution d’un Etat algérien indépendant et souverain - Ray Charles, le chanteur noir aveugle, fait un triomphe au Palais des Sports à Paris - Les marks occidentaux ne sont plus acceptés à Berlin-Est 1959 - Ouverture du musée Guggenheim à New York, construit par l’architecte Frank Lloyd Wright - Serge Gainsbourg fait ses débuts dans la chanson - De Gaulle reçoit Eisenhower à Paris 1950 - Le Pape Pie 12 exhorte le clergé à s’adapter aux temps modernes, et à se défendre contre le communisme et le capitalisme - En Yougoslavie, une loi interdit le port du voile aux femmes musulmanes - La Chine envahit le Tibet - Sortie du film “La Ronde” de Max Ophüls 1949 - Les premières TV couleur aux Etats-Unis, ainsi que les premières calculatrices électroniques - Mort de Richard Strauss - Création du Théâtre la Fenice à Venise - Mao Tsé-Toung prend le pouvoir en Chine - Emile Zatopek, le Tchèque, établit un nouveau record du monde du 10’000 m. 1948 - Marcel Cerdan devient Champion du Monde de boxe - Présentation de Citroen 2 CV - Maria Callas chante pour la 1ère fois Aïda de Verdi à Turin - Les Grottes de Lascaux sont ouvertes au public - Auguste Piccard fait des essais de plongée sous-marine avec ses nouveaux engins 1947 - Réouverture de la frontière Espagne-France - La vente de vin redevient libre en France - L’Argentine accorde le droit de vote aux femmes - André Gide reçoit le Prix Nobel de Littérature 1945 - Les allocations familiales augmentent de 20 % en France - Présentation du fameux avion le plus rapide du monde: le Vempire - Jean-Paul Sartre sort son premier numéro de la revue “Les Temps Modernes” Monsieur JEAN-CLAUDE BERROUET Etablissement Jean-Pierre MOUEIX 43, Quai du Priorat 33500 Libourne 0033 557 55 05 80 Info@jpmoueix.com Monsieur JEAN-LUC PIETTE Etablissement Duclot 21, Rue Macau 33000 Bordeaux (bras droit de M. Moueix) 0033 556 50 25 62 amarcord@duclot.fr Les grandes années unanimement reconnues sont 1929, 1945, 1947, 1961, 1964, 1982, 1989, 1990, 2000, 2005, 2009 et 2010. En 1956, 1965 et de 1991, les récoltes ne permirent pas de faire un vin d’une qualité suffisante et ces millésimes n’existent donc pas. Les années 1963, 1968, 1977 ou 1984 n’existent qu’en très petite quantité pour la même raison. Les millésimes 1921, 1929, 1947, 1961, 1989, 1990, 2000, 2009 et 2010 ont tous reçu la note de 100/100 de la part du critique Robert Parker. Histoire de Petrus, vue d'ensemble Le vin le plus cher de tout Bordeaux a eu un début très modeste. Par rapport aux meilleurs vins de Bordeaux du Médoc, c'est aussi un producteur relativement nouveau. Surtout dans la catégorie des vins de Bordeaux à prix élevé. En fait, jusqu'en 1982, alors que Petrus n'était pas bon marché, ce n'était pas beaucoup d'argent par rapport aux autres grands vins de Bordeaux. Il se vendait à peu près au même prix que les First Growth à l'époque. Reculez une décennie en arrière jusqu'aux années 1970 et Petrus a vendu moins cher que les premiers crus. Et si vous voulez vraiment revenir sur le milieu du 19ème siècle, les vignobles de Petrus n'étaient même pas considérés comme dignes de faire du grand vin! C'était considéré comme un bordeaux pour le déjeuner, pas digne de la table du dîner! Les recherches montrent que les archives les plus anciennes concernant l’histoire de Petrus remontent au milieu des années 1750, ce qui en fait l’un des premiers vignobles établis à Pomerol. La première référence concerne une transaction avec Jacques Meyraud lorsqu'il a acheté une propriété viticole de Pomerol située à Gazin, auprès de la famille Voisin. C'est à la fois intéressant et prophétique, car quelques centaines d'années plus tard, Château Gazin vendit à nouveau une partie de ses plus belles terres à Petrus. Petrus, partage son nom avec son emplacement, la colline de Petrus. Cependant, il y a un côté plus historique au nom de Petrus. À l'époque des Romains, la propriété appartenait à un Romain nommé Petrus. Le logo du vin s'inspire de la version grecque de Saint-Pierre, «Petros». Petrus, comme de nombreux domaines bordelais, a été vendu et revendu d'innombrables fois au cours des derniers siècles. Fils de la famille Voisin, Pierre Voidin vendit finalement Petrus à MM. Brilhouet et Courolle Brilhouet. C'étaient des bouchers locaux du village voisin de Libourne. Petrus a ensuite été vendu à Antoine Arnaud en 1770. Pendant plus d'un siècle, la famille Arnaud a conservé la propriété de la propriété. A cette époque, le petit château était largement connu sous le nom de Petrus (Arnaud). Entre le milieu et la fin des années 1800, le vin de Petrus commençait à se faire connaître. Il était considéré comme le troisième meilleur vin de Pomerol, juste après le Vieux Château Certan et Trotanoy. La qualité de Petrus et de son vin a commencé à gagner des éloges peu après l'épidémie de phylloxéra qui a dévasté la majeure partie de Bordeaux. Suite à l'attaque du phylloxéra, les vignobles de Petrus ont été replantés principalement sur des vignes de merlot. À partir de ce moment, le vin de Petrus fut rapidement reconnu comme étant d'une qualité étonnante et unique. En 1887, le lien entre Petrus et Gazin s'est de nouveau renforcé lorsque Gazin a acheté des vignes à Petrus. À la fin du 19e siècle, Petrus avait amélioré son vin et leur niveau de renommée continuait de croître. C'est à cette époque que Petrus était considéré comme le meilleur vin de Pomerol, se vendant plus cher que tout autre vin de l'appellation. Les prix étaient à la hauteur de ce que vendaient les meilleurs Second Crus du Médoc. En 1917, M. Sabin-Douarre, employé comme ancien gérant de Petrus, achète la propriété Pomerol. On ne sait pas comment ni pourquoi cela a eu lieu. C'est Sabin-Douarre qui a créé la Société Civile du Château Pétrus. Ce qui s'est passé ensuite a changé l'histoire de Petrus, Pomerol et Bordeaux. Sabin-Douarre a adoré dîner dans le meilleur restaurant de la Rive Droite, situé dans la ville de Libourne, l’Hôtel Loubat. En 1923, Madame Loubat, la propriétaire de l'hôtel devient finalement sa compagne à Petrus. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle a réussi à acheter le reste de ses parts dans Petrus et Madame Loubat est devenue l'unique propriétaire de Petrus. La famille Loubat connaissait le commerce du vin de Bordeaux. Ils possédaient deux petites propriétés de Pomerol à la fin du XIXe siècle, Jeanlade et Chante-Caille, qui se sont transformées en Château Château Latour à Pomerol. De plus, leur frère était le maire de Libourne. Avec tout ce terrain, ainsi que le meilleur hôtel et restaurant de Libourne, ils étaient bien connectés. L'achat de Petrus a été finalisé vers 1929 par Madame Loubat. Plusieurs années plus tard, dans les années 40, Madame Loubat conclut un contrat avec Jean-Pierre Moueix pour assurer la production et la distribution de son vin. C'est la combinaison de Loubat et Moueix qui a vraiment donné à Petrus le statut inégalé qu'il a aujourd'hui. Ils savaient tous deux que Petrus produisait le meilleur vin de toute l'appellation. Pour aider à le prouver, ils ont commencé à facturer des prix aussi élevés que les meilleurs Bordeaux du Médoc. Il a été convenu par le partenariat de Loubat et Moueix que Petrus ne vendrait jamais à un prix inférieur à Cheval Blanc à partir de ce moment-là. Si Petrus coûte autant, ça doit en valoir la peine, non? Au décès de Madame Loubat en 1961, n'ayant pas d'enfants, son neveu, M. Lignac, et sa nièce, Mme Lily Lacoste ont hérité chacun de 50% de Petrus. Cependant, elle a également légué une part de Petrus à Jean Pierre Moueix, lui permettant de continuer à aider à diriger, promouvoir et gérer Petrus, ainsi qu'à vendre le vin dans le monde entier. Suite au décès de Madame Loubat, Jean Pierre Moueix a fait appel au célèbre professeur Emile Peynaud pour aider à la vinification à Petrus. Cet arrangement n'a duré que quelques années, en raison de l'emploi du temps chargé du professeur Peynaud. En 1964, M. Lignac vend sa part de Petrus à Jean-Pierre Moueix. 1964 a vu un autre changement important chez Petrus. En 1964, Jean Claude Berrouet rejoint l'équipe de Petrus où il restera jusqu'en 2008, date à laquelle son fils Olivier Berrouet lui succède. Jean Claude Berrouet était responsable de plus que Petrus, il était en charge de l'élaboration du vin pour l'ensemble du portefeuille Moueix! Petrus l'ère moderne En 1969, Jean-François Moueix, le fils aîné de Jean-Pierre, rachète les actions restantes à Mme Lily Lacoste. La même année, il s'est arrangé pour acheter 5 hectares de certains des meilleurs vignobles appartenant à Gazin. Ce fut l'un des gros achats dans tout Pomerol, car il a permis à Petrus d'augmenter considérablement la taille de ses vignobles. Jean Pierre Moueix a débuté comme propriétaire du Château Fonroque à Saint-Émilion. Découvrant que les négociants n'étaient pas intéressés par son vin, il a ouvert sa propre entreprise de négociation dans le but d'aider à vendre son propre vin. En raison du besoin, le plus grand et le plus important cabinet de négociation pour Pomerol et thevRight Bank est né. Aujourd'hui, le portefeuille des sociétés comprend la propriété de La Fleur Petrus, Trotanoy, Hosanna, Latour-Pomerol, Lagrange et La Grave à Pomerol ainsi que Bel-Air Monange et autres à Saint-Emilion. De plus, Moueix est chargé d'agir en tant que négociant pour une myriade de châteaux de Pomerol ainsi que pour des propriétés à Saint Emilion. En 1978, Jean Pierre Moueix a finalement pris une pause et a commencé à se détendre de sa vie tourbillonnante. A cette époque, le jeune, charmant et toujours gracieux Christian Moueix a pris plus de responsabilités chez Petrus ainsi que dans la branche négociante de l'entreprise. À ce moment-là, Petrus était le plus cher de toute la rive droite. Il se vendait pour le même montant que les fameux First Growths. C'était tout un accomplissement. N'oubliez pas que le Château Lafleur se vendait à peu près au prix d'une 4e ou 5e croissance. Pomerol n'était pas l'appellation populaire qu'il est aujourd'hui. Alors que Petrus était célèbre avant l'adhésion de Robert Parker, la plus grande partie de cette renommée était concentrée à Londres, en Belgique, en France et sur quelques autres marchés intéressés par l'achat du vin de Petrus. En Amérique, Petrus n’était pas très connu, à l’exception de quelques dégustateurs de Bordeaux expérimentés avant les années 1960. Le président John F. Kennedy a déclaré qu'il était un fan de Petrus, ce qui a instantanément donné au vin un coup de pouce indispensable à sa réputation en Amérique. À ce moment-là, les riches collectionneurs de vin voulaient goûter le vin que le président Kennedy et sa femme élégante, Jackie Kennedy aimaient tant. Bien que cela ait aidé à commencer à établir Petrus en Amérique, il avait besoin de plus d'attention pour devenir le vin légendaire qu'il est aujourd'hui. Entrez Robert Parker. L'explosion de Petrus sur le marché! On peut affirmer que d'une certaine manière, Pomerol et Petrus ont fait que Robert Parker et Robert Parker ont également contribué à fabriquer Pomerol et Petrus. Cette tournure des événements a eu lieu avec le millésime 1982. On ne peut nier que les vins de Pomerol étaient capables d'être extraordinaires avant Robert Parker, mais ses éloges incessants et ses scores élevés ont propulsé Pomerol sous les projecteurs du monde. En 1982, Petrus se vendait déjà à un prix légèrement plus élevé que les First Growth. En quelques années, Lafleur et Le Pin rejoignent Petrus dans cette atmosphère raréfiée de vins vraiment chers. Cette nouvelle renommée, associée à une demande extrêmement élevée, a fait de Petrus l’un des vins les plus chers et à collectionner au monde! Le vieil adage sur la montée des marées qui élève tous les bateaux fonctionne certainement ici. Dès lors, toute l'appellation Pomerol a commencé à produire des vins dignes de son terroir, avec des prix à la hauteur. Jean-François Moueix et ses enfants, sont les propriétaires de Petrus aujourd'hui. Lorsque Jean-Pierre Moueix est décédé en 2003, il avait à peine 90 ans. À ce moment-là, son fils aîné Jean-François Moueix prend la direction de Petrus, tandis que, Christian Moueix, son autre fils dirige la production. En 2005, Petrus a bénéficié d'une rénovation et d'une modernisation indispensables de ses caves et cuveries. Le prochain chapitre de Petrus s'est ouvert en 2008, lorsque Olivier Berrouet, 33 ans, a remplacé son père comme vigneron de Petrus. Olivier Berrouet a apporté de nouvelles idées pour le vin de Petrus. Les vins semblent plus pleins, plus frais et offrent des qualités plus luxuriantes et mûres ainsi que des niveaux d'alcool plus élevés, selon les millésimes. C’est toujours un plaisir de visiter le père et le fils lors des dégustations d’avril Le prochain changement majeur pour Petrus a eu lieu en 2014. Auparavant, Petrus était vendu et commercialisé exclusivement par Ets. Moueix. En 2014, tout a changé. Petrus était maintenant vendu à un groupe restreint de négociants ainsi qu'à Ets. Moueix. Pour la première fois, Petrus n'était plus vendu sur la même base strictement attribuée. Cependant, Petrus est toujours vendu sur une base exclusive du marché. Petrus pourrait un jour devenir disponible sur la place de Bordeaux en quantités limitées pour une partie de sa production. Fait intéressant, cette évolution pourrait peut-être entraîner une demande encore plus forte et des prix plus élevés pour le vin le plus cher de Bordeaux. Cependant, ce n'est pas l'objectif de Petrus de vendre le plus d'argent possible. Les prix directement du château sont justes, pour sa qualité et sa demande. L'espoir est que même si le vin est cher, les gens peuvent se permettre de le boire lors d'occasions spéciales. La majorité des augmentations de prix ont lieu sur le marché secondaire. Petrus, Vignobles, Terroir, Raisins, Vinification Le vignoble Petrus de 11,5 hectares est unique. Divisé en 12 parcelles distinctes, il est situé au sommet de la plus haute altitude du plateau de Pomerol. Cela offre un drainage naturel. Plus important encore, le vignoble de Petrus possède un terroir et un terroir propres au domaine. L'argile du vignoble Petrus est ce qui rend le vin si spécial et unique. En fait, ce type d'argile n'existe dans aucune autre région viticole du monde! Autre chose à considérer que l'on ne trouve qu'à Petrus, pour les terres vouées à la production de vin, Petrus est la seule colline entièrement faite d'argile. En effet, l'argile s'érode généralement avec le temps et tombe au bas des pentes, ce qui n'est pas le cas des sols de Petrus. L'argile bleue de Petrus Qu'est-ce qui rend le terroir de Petrus si unique? Les sols argileux de Petrus ont au moins 40 millions d'années pour commencer. Le gravier épais sur le plateau environnant n'a que 1 million d'années. Il y a deux couches d'argile à Petrus. La couche arable d'argile sombre a une épaisseur de 60 à 80 centimètres. Mais c'est le sous-sol unique que l'on ne trouve dans aucun autre vignoble. Le sol est rempli d'argile bleue très dense, profonde, foncée. L'argile est si dure que les racines ne peuvent pas pénétrer. Ce qui se passe, c'est que les vignes poussent rapidement sur le côté pour trouver de la nutrition car les vignes ne dépassent pas 60 à 80 centimètres. L'argile est de la smectite. Lorsque ce type d'argile absorbe l'eau, il devient imperméable. Les molécules d'eau sont capables de pénétrer dans les espaces moléculaires inter-couches de l'argile. Lorsque les mois d'été secs arrivent, les vignes peuvent encore se nourrir de l'humidité si nécessaire. L'argile indice de Petrus crée des raisins avec le plus haut niveau de tanins à Pomerol et pour la plupart des Bordeaux, tout en créant en même temps des tanins qui sont également parmi les plus doux en texture. La majeure partie de la parcelle d'argile bleue du plateau de Pomerol est d'environ 20 hectares au total. Petrus est unique car l'ensemble de son vignoble de 11,5 hectares se trouve juste au-dessus de l'argile. Les vignobles voisins n'ont qu'une partie d'argile bleue dans leur sol. Petrus est planté de 11,5 hectares de merlot. Cela signifie qu'aujourd'hui, Petrus est 100% Merlot. Dans les années 1990 et dans les années 2000, environ 1/2 hectare était réservé au cabernet franc, ce qui rend les plantations du vignoble à environ 95% de merlot et 5% de cabernet franc. Cependant, le cabernet franc n'était pas utilisé dans la plupart des millésimes. En fait, depuis 1982, la variété n'a été incluse que tous les trois ou quatre ans. Aujourd'hui, toutes les vignes de Cabernet Franc ont été enlevées et remplacées par du Merlot. C'est tout à fait différent de ce que Petrus a été planté dans les années 60 et 50, et peut-être avant cela. À cette époque, Petrus était planté plus près de 80% de merlot et de 20% de cabernet franc. En moyenne, les vignes de Petrus ont 40 ans. Les vignobles de Petrus sont replantés à un rythme qui permet de travailler sur une portion d'un hectare tous les 7 à 9 ans. Alors que l'âge moyen est maintenu à 40 ans, les plus vieilles vignes de Petrus ont été plantées en 1952. Le vignoble de Petrus est planté à une densité de vignes d'environ 6 600 pieds par hectare pour les parcelles les plus anciennes. Les parcelles plus jeunes sont plantées à une densité de vignes plus élevée qui est proche de 7 000 pieds par hectare. En 1985, Petrus a lancé son propre programme de clonage dans le but de protéger et de multiplier ses propres vignes lors de la replantation. Dans les vignobles, ils ne vendent pas en vert, préférant couper les grappes pour réduire les rendements. Petrus a été l'un des premiers vignobles à éviter l'utilisation d'engrais chimiques, préférant à la place planter des mauvaises herbes pour aider à sécher notre sol, pendant les mois d'hiver humides. Ces mauvaises herbes sont ensuite enfouies dans le sol. Petrus, Vinification, Vinification Pendant la récolte, les baies sont cueillies une à la fois. Le fruit est toujours égrappé à 100%. À partir du millésime 2009, un trieur optique a remplacé une partie du tri manuel. Les raisins sont foulés en douceur avant la vinification qui se déroule dans un total de 12 cuves béton traditionnelles à température contrôlée. Les cuves varient en taille de 50 hectolitres à 130 hectolitres. Les 12 cuves permettent quasiment une vinification parcellaire complète par parcelle car elles représentent un total de 14 blocs différents à Petrus. Aujourd'hui, la pratique est pour une courte macération pré-fermentaire d'un ou deux jours. Auparavant, la macération durait de 15 à 21 jours. L'extraction se fait par pompage. 50% du jus est pompé le matin. Le jus restant reçoit une pompe plus tard dans la nuit. Une fois la fermentation alcoolique terminée, le jus passe par une fermentation malolactique en cuve. Une fois la fermentation malolactique terminée, les cuves jugées dignes d'être mises en bouteille comme Petrus sont assemblées et placées en moyenne à 50% de barriques neuves de chêne français pendant 18-20 mois. Les fûts sont cuits à la vapeur avant le processus de vieillissement pour éviter d'avoir à compléter pendant le processus de vieillissement. Chez Petrus, de grandes quantités de chêne neuf n’ont jamais fait partie du processus de vieillissement, à l’exception d’une courte période expérimentale au cours des années 1908. Avant les années 60, très peu de chêne neuf était utilisé pour le processus de vieillissement. Dans les années 60, peut-être 10 à 15% du vin a commencé à être élevé en chêne neuf. Cependant, pour quelques millésimes des années 80, le vin a été élevé en chêne français 100% neuf pendant au moins une partie de la production. Il a été rapidement déterminé que c'était trop pour le vin. Si du vin de presse est ajouté, il n'est ajouté au vin que lors de l'assemblage final. Il n'y a pas de second vin chez Petrus. Les lots rejetés sont vendus sous le nom de Pomerol générique. Et oui, où aboutit le jus déclassifié de Petrus est l'un des secrets les mieux gardés de tout Bordeaux. Il est intéressant de noter que l’augmentation de la sélection au fil des ans a vraiment réduit la quantité de vin chez Petrus. Par exemple, dans les années 70, les rendements moyens étaient proches de 70 hectolitres par hectare. Aujourd'hui, la production représente presque la moitié de ce qu'elle était auparavant avec des rendements moyens de 40 hectolitres par hectare. La production moyenne de Petrus est de 2 500 caisses par an. Sur les nouvelles plus importantes de Petrus. Mon laboratoire jaune ridiculement mignon, Hercule, que certains d'entre vous connaissent grâce à ses singeries sur Facebook ou sur les photos de ce site Web, a été officiellement intronisé au zoo de Petrus! Qu'est-ce que le zoo Petrus? Je suis ravi que vous posiez cette question. Petrus a eu de temps en temps une mascotte officielle, qui était un animal en peluche différent allant des lapins aux cochons et bien sûr aux chiens. J'ai été plus qu'honneur qu'une ressemblance d'Hercule ait été ajoutée à la ménagerie Petrus par Olivier Berrouet et Elisabeth Jaubert, avec James Suckling comme témoin officiel de la cérémonie d'intronisation. Des os de félicitations ou d'autres friandises et bouteilles de Petrus peuvent m'être envoyés pour Hercule et je verrai qu'il les reçoit. Je suis plus qu'honneur qu'Herky soit la mascotte officielle de Petrus dans le sublime millésime 2015! Les meilleurs millésimes de Petrus sont: 2016, 2015, 2014, 2012, 2010, 2009, 2008, 2006, 2005, 2001, 2000, 1998, 1995, 1990, 1989, 1982, 1975, 1970, 1964, 1961, 1959, 1955 , 1953, 1950, 1949, 1948, 1947, 1945, 1929, 1928 et 1921. Si vous cherchez à acheter des bouteilles plus anciennes de Petrus, «Attention à l'acheteur» est le meilleur conseil que vous recevrez. Petrus est le vin le plus contrefait au monde. Très peu de grands formats ont été produits. Ignorez-les. Et la quantité d'authentiques bouteilles de Petrus d'avant 1975 est presque inexistante. Vous devez acheter ces vins uniquement auprès de sources vérifiables et fiables. Caractère et style de Petrus Le style de Petrus est unique. Ce peut être le vin de Pomerol le plus aromatique complexe, rempli d'épices, de café, de cannelle, de chocolat, de prunes, de cerises noires, de truffes, de terre humide et de fleurs fraîches. Dans les meilleurs millésimes, la texture est d'un autre monde. Il a une richesse et une viscosité, ainsi qu'une sensation de soie et de velours qu'aucun autre vin de Bordeaux ne peut offrir. Petrus a besoin de temps pour se développer. Même s'il est produit à presque 100% de merlot, Petrus est l'un des vins de Bordeaux les plus durables. Les meilleurs millésimes de Petrus demandent 20 à 30 ans avant de devenir pleinement mûrs et de commencer à afficher leur véritable essence et à montrer la raison pour laquelle les amateurs de vin extrêmement riches paient des milliers de dollars pour une seule bouteille de Petrus.

CHÂTEAU LAFLEUR 1979

★★★★★
News 2012.md · 11 janvier 2012
Dégusté à l’aveugle. Les arômes, d’une impressionnante puissance, ne font pas penser à Bordeaux. Notes de fruits noirs (cassis, myrtille), de terre noire et de truffe noire. La personnalité est marquante. Le vin est assez “monstrueux” de par sa structure qui n’a rien à voir avec celle des autres vins bordelais du millésime. On sent une sorte de monument qui est fait pour perdurer, comme un grand classique des années 1940 à 1950. J’ai beaucoup aimé.

LAFLEUR 2004

★★★★★
News 2020.md · 5 janvier 2020
A l’aveugle, c’était évidemment un grand cru sur un grand millésime. Surprise de taille que de voir une si belle réussite sur un 2004. Tout est dans la dentelle même si la structure ne manque pas. L’harmonie est exceptionnelle. Le vin est tout de velours et de fruit. Mais quel plaisir!

LAFLEUR 1989

★★★★★
News 2013.md · 3 janvier 2013
Une de mes meilleures bouteilles de Lafleur 1989. On est dans le solide à tous les niveaux. Mais la race et la noblesse sont aussi là. Le fruit (cassis, myrtille) charnu est soutenu par les tannins et l’acidité. Sujet imposant de haut niveau fait pour durer.

LAFLEUR 1975

07 Grands_Bordeaux_10_12_04.md · 10 DECEMBRE 2004
Au nez, une plantureuse extravagance. Fruit surmûr, caramel au lait, chocolat fin, nougat, crème fouettée. Le glycérol est si marqué à l’attaque que le vin semble pratiquement doux. L’évolution dévoile des tannins somptueux et une acidité citronnée élevée qui rend la finale tonique et nerveuse. Cette acidité et ces tannins sont si présents qu’ils marquent fortement le palais lors de la très longue et resplendissante persistance gustative. Le style hors norme de ce 1975 rappelle de grands millésimes beaucoup plus anciens. Un tout grand Lafleur.