France · France BORDEAUX · 31 mars 2017

BORDEAUX BLANCS SECS

★★★★★
1989
Millésime
5.1
Étoiles /5+
26
Dégustations
11
Vins cités

BORDEAUX BLANCS SECS

Dernière mise à jour: décembre 2024

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Pour toutes les photos de ce site

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CHÂTEAU BOUSCAUT

Novembre 2002
CHÂTEAU BOUSCAUT BLANC 1952 (***)
Un 1952 de fort belle tenue. Ce vin sec, à la couleur or profond, présentait toute une palette
d’arômes floraux et minéraux, avec un caractère et une concentration remarquables.
Il restait sec, tout en étant enrobé par du glycérol.

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CHÂTEAU CARBONNIEUX

Décembre 2003
CHÂTEAU CARBONNIEUX BLANC 1937 (**)
Couleur jaune dense. Au nez: densité moyenne, note oxydative qui le rapproche d’un vin jaune.
Encaustique, abricot sec, amande amère, noisette. Vin de structure moyenne avec du gras à l’attaque.
A l’évolution, il devient plus sec et strict, mais reste complexe et racé. Remarquable dans l’ensemble.

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CHÂTEAU LA LOUVIERE

Février 2024
CHATEAU LA LOUVIERE BLANC 1953 (****)
La couleur bien dorée fait croire à du Sauternes. Les arômes aussi, car on y devine un
peu de botrytis et une récolte vraiment sur mûre. J’ai aussi pensé aux anciens vins blancs
de Graves dont on sait que le style se rapporchait parfois des Sauternes. A l’aveugle, je suis
resté sur Sauternes. La bouche est presque douce: à cet âge, on dit que le vin a « mangé »
ses sucres. L’équilibre est remarquable. La chair onctueuse est bien équilibrée par l’acidité.

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CHÂTEAU LAVILLE-HAUT-BRION

Novembre 2005
CHÂTEAU LAVILLE-HAUT-BRION 1945 (****)
Une couleur jaune dense superbe. Le vin a gardé son gras, son acidité et son fruit! Quel équilibre
et quel plaisir! C’est rare de retrouver un blanc sec de cet âge avec une
telle jeunesse. Le style
des Graves se retrouve bien avec son caractère minéral.
Vraiment le vieillissement idéal pour faire
plaisir aux amateurs de vins vieux et
pour prouver la qualité des vins vieux à leurs détracteurs.

Février 2009
CHÂTEAU LAVILLE HAUT-BRION 1983 (**)
Nez très iodé avec une minéralité bien marquée un peu rustique. Le style aromatique du Sauvignon
a évolué pour moi sur une certaine lourdeur. La structure est par contre remarquable.

Novembre 2013
CHÂTEAU LAVILLE HAUT BRION 1989 (****)
Etonnants arômes de sur maturité avec des notes de miel. Beaucoup de volume. On ressent encore
l’élevage. Vin charnu et velouté, mais assez tendu aussi.
La finale est marquée par un caractère « fumé-minéral » intéressant.

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CHÂTEAU PALMER BLANC

Novembre 2000
CHÂTEAU PALMER BLANC 1924 (****)
Et oui, Palmer a produit du vin blanc,….pour ses employés.
Il était sec, comme les Graves, mais ne manquait ni de volume ni de fruit.

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GRAVES BLANC

Mars 2008
GRAVES BLANC, ERNEST STRÜBIN 1928 (***)
Vin autant respectable de par son âge que de par ses qualités préservées. On devine que le
léger sucre de sa jeunesse s’est transformé en un gras onctueux des plus agréables.
Le temps l’a rendu délicat mais ne l’a pas fatigué outre mesure. Une surprise exquise.

Juillet 2008
GRAVES BLANC, NEGOCIANT LEGER 1921 (***)
Vin très agréable encore, avec une rondeur qui devait être au départ du sucre résiduel.

Juin 2009
GRAVES DU CHÂTEAU LAMOTHE 1928 (***)
Couleur or dense à reflets verts. Arômes de cire de parquet, de fruits légèrement confits (coing et citron),
de menthe… Le vin est dense. Il a une petite douceur qui se fond avec le gras du glycérol.
La finale fait penser à une infusion de menthe fraîche.

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Décembre 2020
GRAVES LA PERLE BLANCHE
MAHLER BESSE 1953 (****)

Couleur or dense. Arômes de récolte sur mûre avec des
notes de miel et de fleurs. Le vin est moelleux. La légère
douceur est bien intégrée. L’ensemble est très agréable et
équilibré. Il reste encore très vaillant.

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PAVILLON BLANC DE CHÂTEAU MARGAUX

Octobre 2010
PAVILLON BLANC DE CHÂTEAU MARGAUX 1928 (**)
Au nez, on devine un vin quelque peu fatigué avec une touche oxydative. On se rapproche des vieux
Graves blancs moelleux. On y retrouve des notes de rose fanée, de vieux bois, de coing, de citron
confit et de cire. Le vin est riche et corsé. La finale assez sèche est marquée par la chaleur de
l’alcool. J’imagine que d’autres bouteilles sont meilleures…..s’il s’en trouve.

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Y D’YQUEM

Juin 2016
Y D’YQUEM 2014 (****)
La nouvelle tendance de la maison à utiliser 80% de Sauvignon et 20% de Sémillon confèrent à ce vin un
type proche de celui des grands Graves blancs. On ressent bien le buis ou la groseille à maquereau.
La finesse et la minéralité sont là. Le vin est vraiment harmonieux. Il lui faudra par contre un peu
de temps pour parvenir à une plus grande noblesse et à plus de complexité.

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Février 2008
Y D’YQUEM 1985 (***)
Couleur or. Le nez fait penser au Sauternes traditionnel par l’aspect d’une récolte quelque peu
atteinte par le botrytis. Beaucoup d’ampleur et de complexité: mandarine, chlorophylle, minéralité
de cépage aromatique…. Le vin est rond, très gras mais sec. Il a beaucoup de volume mais il n’est
pas lourd. La finale est un peu fumée ou taostée. Il y manque peut-être un peu de vivacité.

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Octobre 2009
Y D’YQUEM 1979 (****)
Peut-être le plus beau « Y » que j’aie bu. Le nez présente les arômes nobles d’une récolte botrytisée,
dans l’élégance et le volume. La bouche est charnue et ronde, mais sans douceur. Le vin est corpulent
et long. Le fruit est très mûr tout en gardant beaucoup de tonus. La structure est remarquable.

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Février 2010
Y D’YQUEM 1977 (****)
Les arômes, très amples, font penser au style botrytisé de l’Yquem en moins confit. On y sent des
champignons et de la confiture d’abricot. Le vin est très corsé. Il a vraiment bien tenu.
Le gras est énorme et donne un volume de bouche impressionnant.

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Décembre 2024
Y grec d’Yquem 1962 (?)
Le nez semble être un peu entaché par le liège. On y ressent un sujet de caractère.
Les tertiaires s’expriment sur la noix avec une note fumée. Le vin est encore bien
vigoureux et assez sec.
Le petit gras lui donne un peu de corpulence. Il a gardé
beaucoup de jeunesse.
On se rend compte qu’il doit se trouver de bien meilleures bouteilles.

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Octobre 2010
Y D’YQUEM 1959 (**) (1er millésime d’Y d’Yquem)
Couleur ambrée. Les arômes font penser à un Madeira Sercial. L’alcool est très présent. Le vin est très
riche et un peu madérisé. L’ouverture lui apporte une certaine rondeur (fruits confits) et du volume.

Autres vins de la base cités dans cet article

2000★★★★★
CHATEAU PALMERFrance · France · 1 dég.
1989★★★★☆
LAVILLE HAUT BRIONFrance · France · 1 dég.
1928★★★☆☆
GRAVES BLANC ERNEST STRÜBINFrance · France · 1 dég.
1985★★★☆☆
YQUEMFrance · France · 2 dég.
— Dominique Fornage

Avis de Dominique

HAUT BRION 1989

★★★★★
03 H-B_&_Mission_12_05_06.md · 12 mai 2006
Couleur rouge-rubis intense. Nez d’une pureté et d’une précision extraordinaires au niveau du fruit. Notes de bois de cèdre. Le terroir rehaussé par une récolte parfaite: quelle noblesse! Le vin est concentré sans être lourd. Le fruit très serré se développe largement après une moment d’aération. Sa densité est accompagnée par des notes de menthe fraîche et d’essence noble. La persistance est vraiment celle des vins d’anthologie. Encore dans une phase d’extrême jeunesse, surtout en magnum. Un millésime qui fera date chez Haut-Brion.
04 Dolder commentaires 05.07.12.md · 5 Juillet 2012
Nez de fruits noirs très denses et fins. La pureté et la race vont de pair. La complexité et la noblesse sont grandioses. Vin concentré avec un grand caractère. La trame est extrêmement serrée. Les tannins somptueux et athlétiques sont faits pour durer. La longueur de bouche est infinie. Haut-Brion 1989 demeure une référence sur ce millésime.
07 Grands_Bordeaux_10_12_04.md · 10 DECEMBRE 2004
Nez d’une pureté hallucinante. Le Haut-Brion dans sa plus grande expression. On ressent bien une qualité de récolte parfaite. La bouche confirme le nez...c’est un vrai bonheur. Les composantes ne se rajoutent pas les unes aux autres comme une simple addition: elles sont des notes qui construisent une symphonie magistrale. Il n’y a aucun fléchissement du début à la fin du chef d’oeuvre. Un des plus grands millésimes de tous les temps chez Haut-Brion. Encore pas au sommet de sa glorieuse et très longue carrière.

YQUEM 1962

★★★★★
17 Yquem commentaires 07.12.2024.md · 7 décembre 2024
Arômes délicats et fins. On est sur de la pâte de fruits, des écorces d’agrumes et du bois oriental. Quelque-chose fait aussi penser à du Rhum. Vin doux, assez équilibré même s’il paraît tendre dans son ensemble. Au fruité confit, se rajoutent des notes de Cointreau et un boisé exotique. La récolte semble plus marquée par la sur maturation que par le botrytis. Pour moi, ce 1962 est donc un peu moins complexe. Mais il donne beaucoup de plaisir. CONCLUSIONS - la série dégustée est certainement formée des meilleurs millésimes de la période en question pour Château d’Yquem. Le niveau général est donc extrêmement élevé. On remarque, comme d’habitude, que ce cru demande au moins trente ans pour atteindre un bon développement. - le trio 1990, 1989 et 1988 a démontré qu’il y a des différences de style entre chacun d’eux. Leurs qualités sont énormes, mais ils sont manifestement en période ascendante. - le 1986 m’a paru plus intéressant que ce trio car je le trouve encore plus majestueux. - le 1983 domine les débats par rapport aux plus jeunes. Depuis longtemps, je le considère comme le plus beau de la décennie. Cette dégustation m’a renforcé dans cette idée. - avec le 1976, on entre dans les Yquem que je dirais adultes. Celui-ci est toujours aussi impressionnant de par ses dimensions généreuses. - le 1975 confirme son rôle de tête de série de la décennie. Il est tout simplement extraordinaire. La perfection de ses composantes et sa concentration le préparent à une carrière d’une longévité extrême. - le 1971 donne le grand plaisir. Il est un peu moins précis que d’autres, mais son côté baroque est vraiment séduisant. - le 1967 me paraît toujours la vedette de la deuxième moitié du 20ème siècle. Le développement de ses composantes est impressionnant. Il paraît presque démesuré, mais il reste parfaitement équilibré. Ce sera un centenaire toujours vigoureux. - le 1966 est celui qui m’a le plus surpris. Je ne m'attendrai effectivement pas à en recevoir autant de plaisir. Je pense que sa sucrosité modérée a permis de développer des atouts différents des autres. - le 1962 a plu énormément aux participants. Pour ma part, sa base n’a pas permis de développer la classe et la complexité dont les autres millésimes présentés ont fait preuve.
News 2010.md · 18 janvier 2010
Couleur or sombre. La densité d’arômes est assez impressionnante. Notes de caramel, d’orange et de malt. Tout se développe encore plus largement à l’ouverture. Le vin, bien que puissant, corsé et fort, reste très “civilisé”. Sa base lui donne encore une très longue espérance de vie. 24 juin 2010 au Château de Beaune chez Bouchard Père & Fils ok Le “Chevalier-Montrachet la Cabotte” est une parcelle de 0,21 ha appartenant en monopole à la Maison Bouchard Père & Fils. Elle jouxte le haut du Montrachet dont elle portait le nom au début du 20ème siècle. Elle fut vinifiée à part du Chevalier-Montrachet de la Maison Bouchard Père & Fils dès l’exceptionnel millésime 1992. Les raisons sont parfaitement compréhensibles d’avoir voulu mettre en valeur cette parcelle de vigne. Elle fournit en effet un vin qui pourrait être considéré comme un peu plus fin et élégant que le Montrachet, et comme plus “construit” que le subtil Chevalier-Montrachet. Selon le millésime, ses exceptionnelles qualités peuvent en faire un grand Montrachet ou un grand Chevalier-Montrachet.

CHATEAU LA LOUVIERE BLANC 1953

★★★★☆
News 2024.md · date ?
La couleur bien dorée fait croire à du Sauternes. Les arômes aussi, car on y devine un peu de botrytis et une récolte vraiment sur mûre. J’ai aussi pensé aux anciens vins blancs de Graves dont on sait que le style se rapporchait parfois des Sauternes. A l’aveugle, je suis resté sur Sauternes. La bouche est presque douce: à cet âge, on dit que le vin a “mangé” ses sucres. L’équilibre est remarquable. La chair onctueuse est bien équilibrée par l’acidité.

YQUEM 1977

★★★★☆
News 2015.md · 14 janvier 2015
Arômes de récolte sur maturée avec des notes tertiaires (champignons). Une certaine minéralité ressort aussi, mais elle n’est pas très fine. Par certains aspects, on se rapproche aussi du Whisky (tourbe). La bouche est de densité moyenne. Là encore, on devine quelques imperfections au niveau du raisin de base.

YQUEM 1979

★★★☆☆
News 2016.md · 1 janvier 2016
Les arômes indiquent une récolte plus “sur maturée” que “botrytisée”. On est sur l’écorce d’orange avec des arômes tertiaires quelque peu rustiques. Le vin est agréable, vif et frais, mais il est toujours marqué par une récolte qui manque de pureté.

PAVILLON BLANC DE CHÂTEAU MARGAUX 1928

★★☆☆☆
06 Lyon_02_10_10.md · 2 octobre 2010
Au nez, on devine un vin quelque peu fatigué avec une touche oxydative. On se rapproche des vieux Graves blancs moelleux. On y retrouve des notes de rose fanée, de vieux bois, de coing, de citron confit et de cire. Le vin est riche et corsé. La finale assez sèche est marquée par la chaleur de l’alcool. J’imagine que d’autres bouteilles sont meilleures.....s’il s’en trouve. MONTRACHET

YQUEM 1959

07_Yquem_prés_1997_&_1998.md · 26 AVRIL 1997
Couleur ambrée plus marquée que la moyenne des autres bouteilles de ce millésime. Nez d'Armagnac, caramel, cacao, thé noir. En bouche, attaque onctueuse et fine, canelle, sucre candi, bonne vivacité, finale un peu courte. Une deuxième bouteille ouverte quelques mois après avait une couleur plus en rapport avec son âge. Le vin avait plus de jeunesse et de finesse. De la dentelle, mais avec une trame serrée. L'équilibre caractérise ce très grand millésime.