La fiche du flacon
YQUEM 1962
★★★★★ 4.7 /5+
4.7
Note moyenne /5+
6
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
17 Yquem commentaires 07.12.2024.md · 7 décembre 2024
Arômes délicats et fins.
On est sur de la pâte de fruits, des écorces d’agrumes et du bois oriental.
Quelque-chose fait aussi penser à du Rhum.
Vin doux, assez équilibré même s’il paraît tendre dans son ensemble.
Au fruité confit, se rajoutent des notes de Cointreau et un boisé exotique.
La récolte semble plus marquée par la sur maturation que par le botrytis. Pour moi, ce 1962 est donc un peu moins complexe. Mais il donne beaucoup de plaisir.
CONCLUSIONS
- la série dégustée est certainement formée des meilleurs millésimes de la période en question pour Château d’Yquem. Le niveau général est donc extrêmement élevé. On remarque, comme d’habitude, que ce cru demande au moins trente ans pour atteindre un bon développement.
- le trio 1990, 1989 et 1988 a démontré qu’il y a des différences de style entre chacun d’eux. Leurs qualités sont énormes, mais ils sont manifestement en période ascendante.
- le 1986 m’a paru plus intéressant que ce trio car je le trouve encore plus majestueux.
- le 1983 domine les débats par rapport aux plus jeunes. Depuis longtemps, je le considère comme le plus beau de la décennie. Cette dégustation m’a renforcé dans cette idée.
- avec le 1976, on entre dans les Yquem que je dirais adultes. Celui-ci est toujours aussi impressionnant de par ses dimensions généreuses.
- le 1975 confirme son rôle de tête de série de la décennie. Il est tout simplement extraordinaire. La perfection de ses composantes et sa concentration le préparent à une carrière d’une longévité extrême.
- le 1971 donne le grand plaisir. Il est un peu moins précis que d’autres, mais son côté baroque est vraiment séduisant.
- le 1967 me paraît toujours la vedette de la deuxième moitié du 20ème siècle. Le développement de ses composantes est impressionnant. Il paraît presque démesuré, mais il reste parfaitement équilibré. Ce sera un centenaire toujours vigoureux.
- le 1966 est celui qui m’a le plus surpris. Je ne m'attendrai effectivement pas à en recevoir autant de plaisir. Je pense que sa sucrosité modérée a permis de développer des atouts différents des autres.
- le 1962 a plu énormément aux participants. Pour ma part, sa base n’a pas permis de développer la classe et la complexité dont les autres millésimes présentés ont fait preuve.
News 2010.md · 18 janvier 2010
Couleur or sombre. La densité d’arômes est assez impressionnante. Notes de caramel, d’orange et de malt. Tout se développe encore plus largement à l’ouverture. Le vin, bien que puissant, corsé et fort, reste très “civilisé”. Sa base lui donne encore une très longue espérance de vie.
24 juin 2010 au Château de Beaune chez Bouchard Père & Fils ok
Le “Chevalier-Montrachet la Cabotte” est une parcelle de 0,21 ha appartenant en monopole à la Maison Bouchard Père & Fils. Elle jouxte le haut du Montrachet dont elle portait le nom au début du 20ème siècle. Elle fut vinifiée à part du Chevalier-Montrachet de la Maison Bouchard Père & Fils dès l’exceptionnel millésime 1992. Les raisons sont parfaitement compréhensibles d’avoir voulu mettre en valeur cette parcelle de vigne. Elle fournit en effet un vin qui pourrait être considéré comme un peu plus fin et élégant que le Montrachet, et comme plus “construit” que le subtil Chevalier-Montrachet. Selon le millésime, ses exceptionnelles qualités peuvent en faire un grand Montrachet ou un grand Chevalier-Montrachet.