La fiche du flacon
MONTRACHET, DOMAINE RAMONET 1978
★★★★★ ★ 5.5 /5+
5.5
Note moyenne /5+
1
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
15 Montrachet Ramonet commentaires a 15.06.22.md · 15 juin 2022
Au nez, c’est la noblesse absolue. Les arômes sont des plus fins et des plus complexes.
L’âge a apporté une sérénité immuable, hors du temps.
La personnalité est marquante.
Vin harmonieux, d’une pureté exceptionnelle.
La concentration est extrême, pourtant rien n’est pesant.
Le jus est si vigoureux qu’il semble être encore comme à la récolte.
La finale interminable est marquée par une acidité de citron vert qui réveille et titille le palais pour son plus grand plaisir.
1979 et 1978 sont exceptionnellement concentrés. Mais je vois le 1979 plus en force, et le 1978 plus en subtilité. Ce sont deux anthologies.
CONCLUSIONS
- Les Montrachet du Domaine Ramonet sont mes préférés depuis longtemps. Cette idée fut renforcée par cette mémorable dégustation.
- Ce domaine produit des millésimes contrastés, j’en conviens. Le suivi laisse plus la place à la nature de la récolte. Il y a donc quelques millésimes moins favorisés, mais les réussites avérées sont pour moi les plus marquantes: elles me font vibrer plus que les autres.
- Je ne sais si c’est l’âge qui renforce la qualité, mais les trois crus les plus anciens m’ont marqué nettement plus que les autres. On peut simplement espérer voir les 2012, 1992 ou 1990 prendre le même chemin que les 1983, 1979 ou 1978.
- J’avais bu deux fois le 1983. Il demeurait mon plus grand blanc de Bourgogne. Lors de cette dégustation, j’ai placé encore plus haut les 1979 et 1978. Est-ce que la bouteille de 1983 du jour était moins fantastique que les deux bues précédemment, ou est-ce que les 1979 et 1978 sont encore plus grands? Allez savoir. Faire mieux que ces trois vins me semble peu probable.
- Si je dois faire un classement des préférences, je mettrais 1978, puis 1979 et après 1983. Ces trois-là sont les étoiles les plus brillantes. Ensuite, je mets 1992 qui est extraordinaire. La bouteille de 1990 n’était pas parfaite cette fois-ci, mais, pour avoir goûté ce millésime à deux reprises, je pense qu’il est du même niveau que le 1992. Le 2012 est exceptionnel, mais il n’est pas encore assez développé.
Dominique Fornage / juin 2022 / www.ecole-nobilis.ch