La fiche du flacon
KOPAR VILLANYI CUVEE, GERE ATTILA 2008
★★★★★ 5.0 /5+
5.0
Note moyenne /5+
1
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
12 Gere Attila commentaires 27.08.21 a.md · 27 août 2021
Couleur assez foncée, mais un peu brunie.
Les arômes indiquent un vin qui s’épanouit grâce à l’âge. Tout est bien ouvert, en dentelle. Le fruit bien mûr reste étonnamment jeune. Note de caramel et de café.
Vin doux à l’attaque, tout en sensualité. Cette rondeur aguichante persiste sur l’évolution et la finale. Un sujet fait pour le plaisir.
News 2017.md · 4 janvier 2017
Cru de haut de gamme d’un des producteurs les plus renommés de Hongrie. C’est un assemblage de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc et Merlot.
La couleur est encore très dense et foncée. Le vin est structuré mais remarquablement équilibré. On sent que tout est fait pour réussir, mais le sujet ne tombe pas dans la standardisation internationale. Une découverte que je ne demande qu’à renouveler.
2 mai 2017 ok
Au début mai 2017, je fus invité par la Maison R. Gilliard pour déguster 22 millésimes de Dôle des Monts de 2005 à 1977. Le résultat dépassait qualitativement de loin les espérances.
Beaucoup de vins ont très bien tenu. Il faut dire qu’ils n’avaient jamais bougé de la cave du Domaine.
Quelques belles réussites de DOLE DES MONTS GILLIARD:
(ceux que j’ai préférés sont en gras)
- 2005: élégant, racé, structuré
- 2001: fruité, frais, du caractère
- 2000: noble, ample, pur, grand vin
- 1998: un peu rustique mais de la personnalité, fruit très mûr
- 1996: élégant, ample, très “juteux”, somptueux
- 1995: racé, noble, assez strict, l’acidité lui donne de la fraîcheur
- 1993: très fruité encore, de la classe, dense, vin de haute expression
- 1992: racé, noble, notes de tabac et d’humus, grand vin charnu
- 1990: élégant et fin mais avec du caractère, tannins athlétiques
- 1989: fruit très mûr, de la classe, structuré
- 1985: noble, pur, resté très jeune, vin racé et droit, sans défaut, grand sujet
- 1981: fin, harmonieux, racé, séduisant
- 1979: caractère aristocratique, dense, racé, fruit charnu mais ferme, grand sujet
- 1977: beau fruit encore, une délicatesse
Cette expérience montre que la Dôle ne mérite pas le peu de considération qu’on lui accorde, et qu’elle est capable de vieillir.
Je me permets de présenter quelques pistes personnels concernant la Dôle:
La grande erreur date de l’éclosion des autres assemblages rouges, boisés ou non. La prolifération de cépages soit disant améliorateurs a enfoncé le clou. Les professionnels ont passé à l’idée que seuls les nouveaux assemblages pouvaient être considérés comme des grands vins. La structure tannique, la couleur foncée et la puissance ont eu raison sur l’élégance, le fruité et l’harmonie.
La pratique des concours a encore participé au rabaissement de la Dôle en la séparant des autres assemblages, comme si le Gamay et surtout le Pinot Noir n’étaient pas capables d’engendre des grands vins. Quelle insulte au Romanée-Conti!
Avant que je ne lègue mon Concours Nobilis, j’avais englobé la Dôle avec tous les autres assemblages valaisans. Au contraire de ce que certains pourraient penser, les Dôle ne recevaient pas moins de médailles que les autres. Face à ces Dôle bien équilibrées, les assemblages trop boisés ou trop extraits ne tenaient pas.
Une Dôle médaillée était considérée comme faisant ainsi partie des grands assemblages. Elle recevait les mêmes honneurs. En la séparant des autres, elle est devenue un paria.
4 mai 2017