La fiche du flacon

SOLAIA, ANTINORI 1978

★★★★★ 4.8 /5+
4.8
Note moyenne /5+
6
Dégustation(s) enregistrée(s)

Carte d'identité

Pays
Italie
Domaine
ANTINORI
Famille
Italie

Avis de Dominique

01 Solaia commentaires 17.04.15.md · 1 mai 2015
Au nez, c’est l’Italie dans toute sa splendeur. C’est une grande nature ouverte, sans retenue. Tout est noble, dense et fin. Vin riche et corsé avec un caractère digne de ce nom. Le fruit est très charnu. La finale est marquée par une fraîcheur et une vivacité incroyables pour un vin de cet âge. Un sommet. CONCLUSIONS - L’expérience pluri-centenaire d’Antinori est certainement pour quelque-chose dans le fait que le Solaia est quasiment toujours parfaitement travaillé, sans qu’il ne manque d’âme. D’autres sont tout autant “suivis”, mais le côté vivant que l’on trouve sur le Solaia leur fait défaut. - La position géographique du Solaia, en plein centre du Chianti, fait bien la différence avec son “confrère”, le Sassicaia de Bolgheri. Le fruité du Solaia est toujours exubérant et “joyeux”, avec ses notes orangées. Le fruité du Sassicai est plus droit et “sérieux”. Les deux vins ne sont par contre jamais entré dans le jeu de la puissance. - On doit noter l’incroyable réussite qui caractérise l’ensemble des millésimes de Solaia de 1978 à 2010. Beaucoup reçoivent la note maximale, tout en rappelant que ma cotation sur 5 étoiles est faite pour laisser une belle marge et permettre de nuancer les appréciations. - Sur la série de 2010 à 2000, le niveau qualitatif est très nettement au-dessus du lot. Celui que j’ai préféré est le Solaia 2000. C’est peut-être parce que l’âge a eu le temps de le bonifier. Sur ces années, je pense que Solaia a pris le dessus sur Sassicaia. - La série de 1999 à 1990 semble avoir un peu moins de réussite. Le Solaia 1990 sort nettement du lot. C’est le seul qui donne une telle impression de force et d’intemporalité. On ressent une période où la nature de la récolte dominait les velléités du chef de cave. - La série d’avant 1990 est assez hétéroclite, mais elle recèle des trésors. - Le Solaia 1988 est un sujet hors norme que j’apprécie beaucoup pour sa “folie”. Il se rapproche beaucoup du Sassicaia 1988 à ce sujet. - Le Solaia 1985 est fantastique et se rapproche du 1990 au niveau du potentiel et de la structure. - Le Solaia 1982 est un sommet qui a toujours confirmé depuis que j’ai commencé à le boire dès les années 1988. - Le Solaia 1978 est extraordinaire. Il n’a que peu à voir, au niveau de son style, avec tout ce qui a suivi. Il est marqué par cette nature “vraie” de l’époque et restera donc unique. - Ceci appelle un autre rapprochement avec Sassicaia. Les millésimes de Sassicaia d’avant 1980 sont de la même veine que le Solaia 1978. Ils ont une substance qui les rend différents de tout ce qui a suivi. 1980 marque donc peut-être un tournant entre “avant et après”, entre “nature dominante et nature dominée”.
16 Solaia commentaires 15.11.2024.md · 15 octobre 2024
Nez un peu discret au début. On y ressent beaucoup de noblesse, de race et d’élégance. On se rapproche des grands Bordeaux classiques. Les tertiaires semblent ne pas encore vouloir se développer. La classe est manifestement là, mais sans être ostentatoire. Le sujet ne cherche pas à s’imposer: ses qualités le font pour lui. Vin corsé, extrêmement dense, et pourtant sans aucune lourdeur. La vivacité et la fraîcheur finales sont impressionnantes. Un sujet de haut vol qui est fait pour durer. CONCLUSIONS - dégustation de haute tenue, impressionnante de qualité. Il faut dire que toutes les bouteilles étaient parfaites. C’est déterminant. - Solaia s’impose comme un des plus grands supertoscans. Sa classe est naturelle. Il ne joue donc pas sur l’extraction ou la puissance. De plus, même s’il est un vrai supertoscan, il garde une nature italienne. J’avoue qu’il est mon préféré de cette catégorie. - tous les millésimes sont d’un niveau élevé. - la tenue dans le temps du Solaia est extraordinaire. On a ainsi remarqué que, du 2004 au 1978, les vins bénéficient d’une évolution positive qui s’étale sur de nombreuses années. Pour beaucoup, même après trois décennies, on sent que leurs qualités vont encore augmenter. - le Solaia 2004 est évidement trop jeune, il n’a que 20 ans. - les Solaia 2001, 2000, 1998 et 1997 sont tous magnifiques maintenant. Mais ils sont manifestement sur la pente ascendante. Pour moi, le 1997 est une sorte de perfection. - avec les Solaia 1990, 1988, 1985 et 1982, on arrive sur des sujets d’âge mûr, dont les énormes qualités se sont épanouies en augmentant leur complexité. On sent qu’ils ont la capacité de demeurer à ce haut niveau durant encore longtemps. On peut penser que certains vont même monter plus haut. Le 1985 est pour moi la vedette de ces quatre. - les Solaia 1979 et 1978 forment une catégorie à part. En premier lieu, il faut rappeler qu’ils sont les seuls à être composés de 80% de Cabernet Sauvignon et de 20% de Cabernet Franc. Je ne sais si c’est cela qui les démarque des autres, ou non. Ils ressemblent plus à des classiques bordelais d’une époque où l’on ne cherchait pas autant l’extraction. Ils sont autant concentrés que les autres, mais ils sont moins corpulents. Si je fais une comparaison, je dirais qu’ils sont plus dans le style d’Ausone que de Cheval Blanc. - le Solaia 1978 est le vin qui m’a le plus marqué de ce fameux événement avec le 1985. copyright www.ecole-nobilis.ch / Dominique Fornage
Doglia_23.11.18.md · 23 novembre 2018
Premier millésime de ce cru. Arômes élégants avec un fruité très mûr, sur l’orange et son écorce. Touche “phénolée”. Vin harmonieux avec une chair soyeuse. L’ensemble, bien que de haut niveau, semble manquer de pureté et de tenue (pour cette bouteille, car la dernière dégustée était plus fringante).
News 2019.md · 3 janvier 2019
C’est le premier millésime de Solaia. Les arômes sont purs, élégants, fins et denses. On devine une récolte parfaite. Quelle classe! Le vin est harmonieux du début à la fin. Le gras n’est là que pour enrober le fruit, l’acidité et les tanins somptueux. Grande longueur et jeunesse incroyable. Le sommet de la soirée pour tous les convives. 15 mars 2019 ok