La fiche du flacon

RICHEBOURG, HENRI JAYER 1978

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Dégustation(s) enregistrée(s)

Carte d'identité

Pays
France
Domaine
HENRI JAYER
Famille
Bourgogne

Avis de Dominique

01 Henri Jayer commentaires 09.02.12.md · 9 février 2012
(dégusté en 1992) Cette bouteille avait passé directement de la cave d’Henri à celle de mon hôte. Le souvenir des sensations ressenties est plus précis dans ma mémoire que les quelques notes prises à cette époque. Etonnamment, son style me rappelle plus le Cros Parantoux 1985 que le Richebourg 1985! Il possède en effet la subtilité et le raffinement du Cros 1985 en donnant peut-être encore plus une sensation d’intemporalité et de perfection. L’honneur d’avoir dégusté un tel vin est grand. Henri Jayer Copyright Christian Bon CONCLUSIONS - Ce qui impressionne avec les vins d’Henri Jayer, c’est que, même sur des millésimes “faibles”, ils ont toujours quelque-chose d’intéressant à nous divulguer. Une défaillance laisse place à une particularité qui interpelle. Jayer ne cherchait pas à élaborer autre chose que ce que le millésime ordonnait. Il avait le coup de patte pour améliorer un manque sans dénaturer la base. - Vouloir catégoriser chaque cru et en donner les particularités me semble aventureux. Je me permets simplement de me pencher plus particulièrement sur certains crus. - Tout le monde sait que Jayer a réussi ses 1991. Son Echezeaux le démontre à merveille. - Les deux vins de 1976, Vosne-Romanée les Brûlées et Nuits Meurgers, m’ont procuré un grand plaisir. Certains diraient: “enfin ouverts”. Et oui, leur plénitude de fruits et d’arômes impressionne. Mais aussi le potentiel qu’ils ont! On sent qu’ils sont taillés pour durer encore. - Avec l’Echezeaux 1993 et les Cros Parantoux 1993 et 1990, on atteint de très hautes sphères. Ces vins sont marqués par une grande structure et un caractère fort. Ils sont encore bien trop jeunes et s’imposeront sur des décennies. Deux millésimes à considérer comme exceptionnels chez jayer. - Avec les Cros Parantoux 1985 et les Richebourg 1985 et 1978, on est dans le firmament du Pinot Noir et du terroir. Ces trois crus correspondent à ce que demandait Jayer des grands millésimes: ils doivent être bons jeunes et durer des décennies. Richebourg 1985 m’a paru le plus velouté et le plus expansif. La noblesse et la subtilité du Cros Parantoux 1985 et du Richebourg 1978 sont marquantes. Si je devais n’en garder qu’un seul, ce serait ce dernier. A la dégustation, ces trois crus sont “intemporels” car il est difficile de leur donner un âge: par certains aspects on ressent le bénéfice des années de garde (ouverture et complexité), et par d’autres aspects, on est saisi par tant de jeunesse et de fraîcheur. - Je n’aurai certainement plus l’occasion de déguster les 1990 et 1993 (il n’existe presque plus de vraies bouteilles), mais je pense qu’ils pourraient bien se montrer dignes des 1985 ou 1978 dans le futur.