La fiche du flacon
RICHEBOURG DRC (bt 12440) 1990
★★★★★ 5.0 /5+
5.0
Note moyenne /5+
2
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
02 DRC 1990 commentaires 12.06.15.md · 12 juin 2015
Les arômes d’une amplitude énorme se lâchent sans retenue. On est sur des fruits rouges (confiture de fraise). Un touche mentholée lui donne de la fraîcheur. La noblesse est exceptionnelle. Vin riche et corsé, impressionnant de par ses dimensions. Le vin a une douceur qui perdure jusqu’en finale malgré une acidité élevée et des tannins corpulents. Il a une personnalité de grande envergure. Il semble mûr de fruit, mais on sent qu’il tiendra encore longtemps.
News 2016.md · 1 janvier 2016
Bouteille no 12’440
Arômes racés et forts, encore un peu stricts. On devine donc un sujet qui n’est pas au sommet de son développement.
Le vin est serré et fort. Son fruit parfait de récolte est resté d’une jeunesse incroyable. Très grand sujet à attendre.
News 2016.md · 1 janvier 2016
Bouteille no 7’882
Arômes nobles et racés avec une très grande ampleur. Le fruit se rapproche de la cerise noire. Le vin est une grande vague fruitée, charnue au possible, qui caresse le palais jusque dans l’interminable finale. De plus, il est doté d’une personnalité de haut rang qui lui donne un grand rayonnement.
CONCLUSIONS
- Cette dégustation très édifiante me permet de revenir sur un sujet dérangeant.
- Trois bouteilles différentes de ROMANEE-ST-VIVANT DRC 1990 ont été dégustées l’une après l’autre.
Je peux résumer les différences de ces trois bouteilles de la manière suivante:
La première (no 10’248) était excellente, mais présentait une petite imperfection qui lui empêchait de développer intégralement ses qualités. La deuxième (no 10’247) était parfaite au niveau de toutes ses composantes, mais elle semblait n’avoir pas encore eu le temps de s’ouvrir au maximum. La troisième (no 16’960) était aussi parfaite, mais elle était parvenue à un stade de développement suffisant pour procurer le grand plaisir.
- Deux bouteilles différentes de RICHEBOURG DRC 1990 ont été dégustées l’une après l’autre.
Je peux résumer les différences de ces deux bouteilles de la manière suivante:
La première (no 12’440) était sans défaut, mais encore trop jeune pour parvenir au plein développement. La deuxième (no 7’882), tout autant parfaite, avait développé ses fantastiques qualités de manière à procurer le grand plaisir.
- On remarque bien, grâce à ce cas, que de vouloir cerner un vin définitivement par une addition de points (100 étant la “perfection”) est pathétique, incongru et peu respectueux envers l’oeuvre.
- Vous devinez où je veux en venir, et ma question: quelle note va donner au Romanée-St-Vivant DRC 1990 un dégustateur qui se complaît dans la notation des vins sur la célèbre échelle de 100 points s’il est dans le même cas, soit trois bouteilles différentes du même vin? Juste ou faux, le moyen le moins mauvais est certainement de faire paraître la note la meilleure.
- Je martèle encore une fois. La cotation sur l’échelle de 100 points est une pure affaire de technique de dégustation. C’est un travail qui oblige l’attention à se porter sur des aspects (soit-disant) calculables et objectifs qui ne tiennent pas compte de l’essence-même du vin, de sa personnalité ou du style voulu. Il restreint les possibilités d’interprétation et donc, aboutit à une standardisation des vins de toutes les régions et de tous les styles. Il n’y a qu’à parcourir les listes de vins des grands négociants pour s’en convaincre. La dégustation d’évaluation d’ensemble (par exemple sur 5 étoiles) laisse une interprétation plus ouverte. L’esprit n’est pas obnubilé par un calcul. Il laisse venir les sensations à lui. Avec un travail honnête, l’aspect subjectif teinte subtilement l’aspect objectif. Il se laisse inspirer par ce que ressentent le coeur et l’âme, tout en respectant ce qui est dicté par l’intellect.
Force est de constater qu’existent parmi les dégustateurs des “scientifiques” pour lesquels le plaisir consiste à disséquer les différentes parties d’un vin pour vouloir en faire un inventaire formel, et des “hédonistes” pour lesquels le plaisir consiste à “vibrer” sur la même longueur d’onde qu’un vin.
“Quelqu’un pointe le doigt vers la lune. Le scientifique observe le doigt, le poète regarde la lune.”
24 septembre 2016 ok