La fiche du flacon

LATOUR MAG. 1961

3
Dégustation(s) enregistrée(s)

Carte d'identité

Pays
France
Domaine
???
Famille
Bordeaux

Avis de Dominique

01 Latour_10_02_06.md · 10 février 2006
Magnifique couleur rouge dense et limpide. On éprouve un sentiment d’intemporalité dès que l’on hume ce vin. On dirait que cette force tranquille est inamovible. On ne peut lui donner un âge. Les arômes qu'exhalent ce vin sont envoûtants. Le fruit est très concentré et d’une pureté exceptionnelle. Quelques effluves de bois noble et d’épices fines s’y rajoutent. Le terroir est exhaussé par la concentration de la récolte et se présente au travers d’une minéralité extraordinaire. Le vin est tout simplement parfait. Le gras, la chair du fruit, les tannins et l’acidité se marient divinement. Les composantes sont extrêmement concentrées, mais à aucun moment le palais ne ressent une moindre lourdeur. Quel miracle d’équilibre! Finesse et race au plus haut niveau. La finale est époustouflante tant elle est dense et longue. Un vin d’anthologie qui se présentera comme aujourd’hui dans plusieurs décennies.
04 Mg_1961_20_10_06.md · 20 OCTOBRE 2006
Couleur rouge très foncé et dense. La récolte miraculeuse s’exprime tout naturellement au nez. C’est de l’essence de Pauillac avec ce caractère fort et cette race des plus grands Latour. On y trouve des fruits noirs, un boisé vanillé très fin et la splendide note minérale du terroir. Le vin est extraordinaire de dynamisme et d’équilibre. Le fruit est parfait dans son développement et sa densité. Les tannins sont forts et nobles. L’ensemble est si jeune que l’on se croirait sur un vin en fin de cuvaison! Un Latour mythique qui peut attendre encore des décennies.
05 Mg_1961_04_06_04.md · 4 JUIN 2004
Couleur rouge-rubis très limpide et dense. Au nez: pur fruit rouge, comme si on était devant la cuve au début de l’élevage: fraise, framboise... La plus grande précision qui soit dans les arômes! Le cerveau a de la peine à assimiler une telle jeunesse dans un vin de plus de 40 ans. Le vin est extraordinaire de potentialité et d’équilibre. Sa constitution est colossale. On retrouve en bouche la même pureté qu’au nez. Toutes les composantes sont des pièces de joaillerie que l’artisan a assemblées avec bonheur. Un bijou encore dans son écrin. Vin fabuleux dans une phase d’adolescence que le futur magnifiera pour donner un géant. CONCLUSIONS Comment ne pas être enthousiasmé par de tels vins? D’autant plus que les crus dégustés sont à coup sûr parmi les meilleurs. La récolte 1961, tenue pour miraculeuse dès son plus jeune âge, n’a jamais cessé de confirmer... et continuera encore longtemps pour les plus grands. Retrouvera-t-on un tel millésime???? Il me semble opportun de citer ici le Professeur Emile Peynaud concernant le retour fréquent de l’expression “millésime du siècle”: “Quant à moi, je ne connais qu’un millésime de mon siècle, oeuvre à la fois d’un climat exceptionnel et d’une technologie moderne: c’est le 1961...” Mais lorsqu’il dit “mon siècle”, il faut comprendre “mon époque”. Il est évident qu’il met en valeur la grande année qu’il a vraiment suivie. Cependant, il a absolument raison si l’on se réfère à la moyenne qualitative de l’ensemble du bordelais dans ce millésime. Le moment passé en compagnie de ces merveilles fut un instant privilégié et marquant. Du début à la fin, l’extrême force et la perfection de ces crus ont donné une dimension magistrale à cette soirée. Margaux (****) est un très grand vin, sans atteindre le sommet des meilleurs. Lafleur (****) - (*****) est un cas spécial: les avis étaient partagés. Cheval Blanc (*****) est incontestablement à inclure dans les grandes réussites du millésime et du cru. Son fameux style expansif est toujours aussi ensorceleur. Pétrus (*****) et Latour à Pomerol (*****) sont prodigieux. L’immense déploiement de leurs composantes procure le grand plaisir. On espère que le magnum de Mouton (***) dégusté ne représente pas ce qu’il est réellement, car il était tout simplement en-dessous de ce que l’on attendait. Haut-Brion (*****) et Mission (*****) sont extraordinaires au niveau du terroir et de la personnalité. Ils sont parfaits. Dans ce millésime, les amateurs qui donnent Haut-Brion comme le plus féminin des deux ont entièrement raison. Latour (*****) est un cas hors du commun en ce qui concerne le potentiel. Il fut plus impressionnant à ce sujet qu’au niveau du plaisir procuré, car on sent qu’il ne déploie pas encore toutes ses capacités. Il semble réellement avoir une aptitude de vieillissement aussi grande que le fameux 1945. Après une telle dégustation, on peut se demander quelles sont les crus qui vont marquer le plus notre mémoire. L’énorme déploiement élégant et suave des vins de la rive droite est magique dans ce millésime. Latour à Pomerol est certainement le plus dense de tous. Pour la rive gauche, le terroir influençant plus le vin, on est plus facilement partagé: que choisir entre la perfection du Haut-Brion, la personnalité du Mission et la force du Latour?
News 2009.md · 12 janvier 2009
Bouteille malheureusement très très légèrement bouchonnée. Cela n'a pas empêché de constater sa grandeur, sa structure et son potentiel. On y devinait bien entendu toutes les qualités déjà décrites lors de précédentes dégustations où il valait toujours les 5 étoiles. Latour 1961 peut entrer dans les vins de légende. TOKAY AUSBRUCH A. ADAMOVICH 1920 (**) (medicinal wein, ujvedik tolcsva) Couleur ambre très clair. Arômes un peu madérés. Finesse et complexité. Confiture de mirabelle. On y ressent comme des herbes macérées. La densité est moyenne, mais l'acidité élevée. Tokay pas dans la ligne habituelle.
News 2015.md · 14 janvier 2015
Et oui, le célèbre Latour 1961 déniché par quelques fous de vin qui voulaient enfin goûter le mythe du millésime. Le flacon subit une double décantation 4 heures avant. La couleur est très dense et jeune. Au nez, on sent de la force et de la noblesse. Mai on s’attendait à plus et on se dit qu’il faut l’attendre encore un peu. En bouche, on sent aussi le Latour dans son aspect droit, fort et pur. Mais on le trouve toujours fermé. L’attente semble un moment être récompensée, mais à la fin, il faut se résigner: le sujet est assez grand, mais n’atteint pas le sommet espéré. Je pense pourtant qu’il s’agissait d’une vraie bouteille.