La fiche du flacon
HERMITAGE LA CHAPELLE JABOULET 1949
★★★★★ 5.0 /5+
5.0
Note moyenne /5+
1
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
02 1949_11_05_07.md · 49.11.2005
Couleur rouge-clair (inhabituel pour une Syrah).
Nez de finesse et d’élégance. On y trouve un fruit rouge (fraise) d’une jeunesse extraordinaire.
Le vin est rond et suave. Son fruit est charnu et vif en même temps.
L’acidité finale vivifiante imprime une note joyeuse à cet ensemble charmeur au possible.
L’extraction n’est pas celle que l’on retrouve sur les Syrah actuelles, mais le raffinement et l’équilibre des composantes compensent largement.
Un moment de bonheur.
CONCLUSIONS
1949 fut encore plus chaude en moyenne que 1947. Mais le climat de septembre ne fut pas aussi extraordinaire que celui du plein été.
La dégustation a démontré une différence entre la rive droite et la rive gauche.
Les Merlot de la rive droite ont pu être récoltés à pleine maturité et ont donné des vins opulents et élégants, d’un très haut niveau. Les Cabernet de la rive gauche, plus tardifs, ont eu plus de peine à mûrir idéalement. Les vins sont donc plus stricts et plus acides.
Les trois grands crus de la rive droite ont bien démontré la qualité exceptionnelle qu’a pu atteindre le Merlot en 1949. Que choisir entre la structure et la complexité du Lafleur (*****) et la pureté et l’élégance du Pétrus (*****)? Deux vins extraordinaires de toute façon! Le Cheval Blanc (*****) semble avoir développé des qualités encore plus merveilleuses et a remporté la plupart des suffrages.
La rive gauche est plus hétéroclite.
Dans le trio des “deuxièmes crus”, Léoville-Barton (****) a marqué les amateurs par la force de son caractère et sa grande tenue. Gruaud-Larose (***) et Cos d’Estournel (***) ne déméritent pas.
Mission Haut Brion (*****) a étonné en présentant un vin de grande classe pourvu d’une opulence rappelant les 1947 et fut régulièrement mis dans le trio des préférences.
Lafite-Rothchild fut écarté à cause d’un malheureux goût de bouchon.
Latour (****) fut beaucoup apprécié pour son caractère et sa force. Si l’on tient compte (par exemple) du Latour 1928 toujours sur le fruit, on pourrait imaginer que ce 1949 a encore besoin de plusieurs décennies pour atteindre son apogée. Mais on peut aussi penser que sa rigueur aura de la peine à s’assouplir. Un autre Latour 1949 bu au début 2006 me fait plutôt pencher pour cette deuxième solution.
Mouton-Rothschild (****) jouit d’une renommée sans égal sur ce millésime. On fut surpris de trouver un vin marqué par une extraction prononcée et par un aspect assez massif. Si l’on se veut optimiste, on peut imaginer que le temps n’a pas encore apprivoisé toute la fougue de son adolescence.
L’Hermitage La Chapelle (*****) fut une sorte de point d’orgue de cette dégustation. Il a su émerveiller le palais par sa distinction et son fruit. Son style proche d’un grand Bourgogne aurait trompé l’assemblée en dégustation à l’aveugle.
07 Lyon commentaires 04.12.14.md · 4 décembre 2014
Nez complexe avec un caractère marqué.
Notes de pain grillé, de miel, de sotolon et de noix.
Vin très “nature” bien tenu, mais on sent un début d’oxydation.
L’ensemble manque un peu de gras et de noblesse.