La fiche du flacon

CHEVAL BLANC 1975

★★★★★ 4.6 /5+
4.6
Note moyenne /5+
29
Dégustation(s) enregistrée(s)

Carte d'identité

Pays
France
Domaine
CHEVAL BLANC
Famille
Bordeaux

Avis de Dominique

04 Bergues_16_11_09.md · 16 novembre 2009
Le nez est une pure dentelle avec un aspect exotique et sensuel. Le fruit rouge bien mûr est accompagné par un boisé oriental du plus bel effet. Le vin est charnu et velouté. Comme dans tout grand millésime de Cheval Blanc, le vin reste vif et frais malgré la maturité extrême du fruit. La majestueuse finale est marquée par une touche iodée et par des tannins nobles. Ce vin est un cadeau pour le palais d’un épicurien.
06 Grands_Bordeaux_14_11_08.md · 14 NOVEMBRE 2008
Superbe couleur rouge limpide et brillant. Le plaisir olfactif est intense. Les arômes retransmettent une perfection fruitée d’une élégance peu commune. Le vin est charnu au possible, il voisine même le sucre à l’attaque. Son fruit velouté, dense et ferme se marie à merveille avec la noblesse du terroir. La persistance est impressionnante. Vin de haute expression. Absolument délicieux. CHÂTEAU PETRUS 1947 (**) (mise Sanders) Couleur rouge sombre. Nez fruité très expansif et exubérant. L’acidité volatile est presque intempestive. Le vin est puissant, concentré et riche en alcool, avec une longue persistance. On ressent un boisé d’élevage pour le moins “rustique”. Le vin se boit bien, mais on doit reconnaître qu’il manque quelque peu de raffinement. CONCLUSIONS Les différences entre les millésimes puissants et concentrés de l’époque “moderne” et les plus anciens sont bien sensibles à l’heure actuelle. Margaux 1983 et surtout Mouton 1986 sont marqués par un travail conséquent à la vinification et à l’élevage pour obtenir la consistance voulue par les dégustateurs internationaux. Ils sont encore trop jeunes, mais un fait très positif est à retenir: avec le temps, ils me paraissent moins massifs qu’à leur début. On comprend parfaitement pourquoi les dégustateurs leur accordent les plus hautes notes. Haut-Brion 1988 est aussi bien “extrait”, mais le savoir-faire de la maison accomplit des merveilles pour mettre en valeur sa noble naissance. Ausone est resté Ausone, avec son style plus hermétique. Le 1986 n’est pas (encore) influencé par la nouvelle tendance. C’est de toute façon un vin vraiment magnifique. Lafite 2001 est bien “suivi”, mais je crois que la matière première ne prêtait pas à la recherche de l’extraction. Les responsables ont judicieusement évité les déséquilibres en restant prudents lors de la vinification. Les vins plus âgés sont plus subtils. Ils sont perçus comme plus “faibles” si on ne goûte que des vins “actuels”. Un Ausone 1976 paraîtra bien “léger” à côté d’un Mouton 1986. Mais lequel est le plus subtil? Lequel est celui qui se boit le mieux? Pour moi, ils méritent la même note! Etonnamment, les 1975 (Haut-Brion et Cheval Blanc) et 1970 (Haut-Brion et Ausone) servis furent pour moi au-dessus de tous ceux dégustés à ce jour (pour les mêmes crus). Pourtant, ces deux millésimes nous ont toujours fait douté. Les bouteilles étaient peut-être absolument parfaites: le fait est qu’elles furent appréciées au plus haut point par les convives. Reprenons les vins par crus. Lafite fut assez décevant dans l’ensemble, même si le 1976 m’a beaucoup plu par son côté “gourmand”. Haut-Brion a produit une quantité quasi inégalée de grands millésimes au 20ème siècle. Les trois vins dégustés sont tous des réussites. J’ose croire que 1975 et 1970 ont enfin décidé de dévoiler leurs charmes longtemps cachés. Ausone fut impressionnant. C’est toujours un cas à part dans la cour des grands. On sait que 1976 et 1964 furent parmi les plus belles réussites de ce domaine: la confirmation est éclatante. Par contre, 1970, considéré comme vraiment faible chez Ausone, n’a pas du tout été dépassé par les deux vedettes. Je n’arrive pas à savoir à quoi cela tient. Est-ce qu’il fut totalement fermé durant plus de trois décennies? Mouton 1986 et Margaux 1983, on l’a dit, sont des vedettes incontestables dans leur style, et c’est bien mérité. Les Cheval Blanc réputés (1982, 1961, 1947,...) sont merveilleusement exubérants et pleins de vie, avec des rondeurs aguichantes. 1975 les suit de près....seulement si la bouteille est parfaite. Pétrus 1947 est mal tombé face à cette avalanche de grands seigneurs. Il est aisé de constater que la mise Sanders (du moins cette bouteille) n’est de très loin pas au niveau pharaonique de la mise d’origine.
News 2009.md · 12 janvier 2009
Il a fallu ouvrir deux bouteilles, la première étant bouchonnée. Le vin est splendide à l’heure actuelle. Les arômes sont très développés et élégants. La complexité est remarquable. Le vin est doté d’un fruit charnu et rond, tout en dentelle. Le plaisir qu’il donne nous pousse insensiblement à en boire de larges rasades. A quatre, on aurait préféré un magnum. 14 mars 2009 ok
News 2009.md · 12 janvier 2009
Une bouteille parfaite, ce qui est peu fréquent sur ce millésime. Les amples arômes s’expriment en finesse. Le vin est racé et concentré. Son fruit onctueux est resté jeune. Superbe acidité en finale. La classe du terroir est là.
News 2009.md · 12 janvier 2009
Sixième Cheval Blanc 1975 bu cette année. 2 bouteilles étaient bouchonnées. Celle-ci était du niveau des meilleures avec son velours et son côté sensuel. 9 décembre 2009 ok
News 2010.md · 18 janvier 2010
Millésime que j’apprécie grandement chez Cheval Blanc. Il a toutes les qualités recherchées dans ce cru: ampleur, velours, élégance, sensualité,... Cette bouteille m’a semblé juste en-dessous des meilleures.
News 2011.md · 1 janvier 2011
Le style opulent du Cheval Blanc ressort bien sur ce magnifique 1975. Il est à son apogée (pour cette bouteille). Qu’on le veuille ou non, ce millésime est une grande réussite du domaine. Il mérite souvent les 5 étoiles.
News 2015.md · 14 janvier 2015
Au nez, c’est le style habituel du Cheval Blanc dans les grands millésimes. Tout est ample et séduisant. Le fruit part sur le kirsch mais il n’a aucun vieillissement. Le vin est charnu et sensuel avec une fantastique acidité finale qui apporte le tonus nécessaire au bon équilibre. C’est grand!
News 2016.md · 1 janvier 2016
C’est à peine croyable: cette bouteille semble être, parmi celles que j’ai bues, la plus jeune. On y retrouve ce fruit onctueux et ce côté expansif du cru, mais avec une vigueur et un tonus exceptionnels. 14 mai 2016 ok BAROLO VILLERO DI CASTIGLIONE FALLETTO
News 2021.md · 5 janvier 2021
Ce 1975 reste d’un niveau élevé, c’est du haut vol. On y ressent la classe du terroir, tout en délicatesse, sans manquer de corps. Grand millésime chez Cheval Blanc quoi qu’on en dise. 23 novembre 2021 ok VERTICALE RENOMME ST-PIERRE, FAVRE JOHN & MIKE Une magnifique série de ce Pinot Noir travaillé et élevé pour en faire un grand vin de garde. Mes préférés: - 2010: équilibré et structuré. Beaucoup de fruit. Les tannins sont fermes mais pas rudes. Grand avenir. - 2008: volume, élégance et pureté. Vin gras et charnu, mais l’ensemble reste frais et ferme. - 2006: noblesse du Pinot récolté au bon moment. De l’ampleur. Vin riche mais pas lourd. La chair voluptueuse est rehaussée par une magnifique acidité en finale. - 2005: vin pur et fin, tout sur le fruit. L’ensemble est séduisant. On sent le millésime ensoleillé. - 2003: pureté, noblesse et élégance. Le fruit semble parfait de récolte. Les tannins solides sont enrobé par une chair onctueuse. La finale reste étonnamment fraîche. les conditions climatiques extrêmes de l’année n’ont pas déséquilibré cette grande réussite. - 2001: vin somptueux parvenu à son plein développement. Noblesse et complexité. 29 novembre 2021 ok