La fiche du flacon
BAROLO MONFORTINO GIACOMO CONTERNO 1941
★★ ☆☆☆ 2.0 /5+
2.0
Note moyenne /5+
1
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
01 Monfortino commentaires 22.04.16 a.md · 22 avril 2016
La couleur a passé au rose pelure d’oignons avec un aspect un peu brunâtre.
Le vin est agréable.
Mais il est aussi trop marqué par l’âge.
CONCLUSIONS
- Le Monfortino forme à lui seul une “catégorie” de Barolo. C’est dû au style voulu par ses concepteurs: force, concentration, caractère prononcé, élevage traditionnel très prolongé. C’est donc logique qu’il soit difficile à boire lorsqu’il est jeune. Le Monfortino 2002 confirme bien ce fait.
- Sur les autres Monfortino très jeunes (2001, 1999, 1993), le 1999 est mon préféré.
- Dès le 1990, puis avec les 1988 et 1985, et certainement aussi le 1982 (si pas bouchonné), on commence une série formidable.
- Le fantastique Monfortino1990 est parfait d’équilibre et de classe. Je confirme sans conteste sa grandeur. C’est certainement l’une des meilleures références de Monfortino. En ce moment, je lui préfère le Monfortino 1988 pour sa séduction et parce qu’il est plus “prêt” à boire. Je place tout proche le Monfortino 1985, mais il est un peu moins marquant.
- Avec le Monfortino 1978, on atteint de plus hauts sommets encore. C’est mon préféré, celui qui est aussi reconnu par l’ensemble des amateurs comme tel. Si le 1971 n’avait pas été bouchonné, il aurait été le seul à le concurrencer. Mes autres expériences le confirment.
- Le Monfortino 1970 est superbe. Son fruit et sa jeunesse sont ses meilleurs atouts.
- Personnellement, le Monfortino 1967, moins “parfait” que le 1978, m’a donné autant de plaisir. C’est un vin “d’instinct” dont la folie et la démesure me “parlent”.
- La bouteille du vieillissant Monfortino 1961 n’était certainement pas parfaite.
- L’ensemble des plus anciens (1958 - 1952 - 1943 - 1941) se présentait avec des couleurs qui avaient “lâché” et semblaient avoir beaucoup perdu de leur substance, même s’ils étaient agréables à boire.
- Ceci pourrait ouvrir une théorie sur le potentiel de vieillissement des Barolo. Plus vieux que l’année 1960, je pense qu’il y a plus d’irrégularité que sur les Bordeaux. Je suis souvent tombé sur des Barolo (ou Barbaresco) qui avait perdu leur substance et leur couleur.
J’ai quand même connu de grands sujets sur les millésimes suivants: 1958, 1955, 1952, 1947, 1945 et 1937.
Dominique Fornage www.ecole-nobilis.ch avril 2016