La fiche du flacon
AUSLESE ERDENER PRÄLAT DR LOOSEN 7.5 2004
★★★★ ☆ 4.0 /5+
4.0
Note moyenne /5+
1
Dégustation(s) enregistrée(s)
Carte d'identité
Avis de Dominique
03 Adler_16_10_09.md · 16 octobre 2009
Un Riesling comme j’aime, à 7,5% d’alcool.
Le type du cépage ressort avec ses notes “pétrolées” élégantes et fines.
La douceur “retenue” du vin est compensée par une acidité citronnée et mentholée.
Il est dense et pur. Il va bien entendu encore développer plus de complexité et d’élégance avec les années. Il est suffisamment structuré pour y parvenir.
CONCLUSIONS
- Château Ausone fut sur toutes les lèvres ce soir-là. Trois grands millésimes furent présentés et son style spécifique et très peu connu a suscité beaucoup d’intérêt.
- Ausone est vraiment un vin que l’on ne peut approcher qu’à pas très lents. Il faut bien reconnaître qu’il ne tombe jamais dans la facilité et l’éxubérance. Tous s’accordent à le qualifier d’austère. Mais ceux qui lui trouvent plutôt un aspect “mystérieux” ont certainement aussi raison. C’est un Seigneur qui n’a pas l’âme à se manifester bruyamment. Mais quel niveau il peut bien atteindre dans les grands millésimes!
- Le Ausone 1962 était un magnifique prélude au ton un peu sérieux et intellectuel qui ouvrait cette fête des sens.
- Le fantastique Ausone 1953 qui suivit était marquant de par sa personnalité et de par sa grandeur. Plusieurs l’ont placé en tête de tous les vins de la soirée.
- Ausone 1961 était aussi fabuleux que le 1953, mais il m’a semblé plus élégant et plus fin. Je place ces deux millésimes au même niveau.
- Latour 1953 est aussi grandiose, mais dans un style opposé à celui du Ausone. Ce qui est frappant, c’est que ce vin de 56 ans n’a pas encore développé des arômes et des goûts tertiaires.
- La Mission Haut Brion 1955 est un condensé de ce que l’on peut espérer de mieux dans ce cru dont le terroir s’impose comme un trésor bienfaisant. C’est le premier Mission 1955 parfait que j’aie bu et je confirme tous les commentaires dityrambiques qu’on lui attribue. Pour beaucoup, ce fut le vin de la soirée.
- Château Ducru-Beaucaillou 1961 m’a paru atypique du millésime car il n’en a pas l’habituelle concentration ni la même force, mais il est fantastique de par sa jeunesse et de par son équilibre.
- Château Mouton-Rothschild 1961 m’a marqué même si je ne suis pas un fervent de ce cru. C’est un énorme vin qui représente bien le style Mouton, avec son aspect droit et direct, toujours un peu “massif”. C’est à l’heure actuelle le plus fameux Mouton que j’aie dégusté après l’incomparable 1945.
- Le Haut-Brion 1961, auquel je donne chaque fois la plus haute note, m’a semblé encore plus incroyablement concentré et grandiose que les autres! Pour ma part, je l’ai d’emblée perçu comme “l’événement” de la soirée.